Nox Orae 2018 : n’ayez pas peur de lâcher prise

AlexPar Alex  •  30 Août 2018 à 12:54  •  Festivals, Live  •   92 views

Le rock est mort, vive le psychédélique ! Peut-être la phrase clé pour qualifier la programmation du Nox Orae, ou pas. Quoi qu’il en soit, l’édition 2018 prouve encore une fois la capacité du festival à programmer de l’inattendu de qualité. Bref, de quoi y passer deux nuits bien propre en ordre.

Des riffs de Fat White Family, qui suspendront sans doute même le spectateur le plus récalcitrant, à l’univers singulier d’Ariel Pink(chronique du dernier album par Jorris) dans lequel la soul n’est jamais si loin du rock ni de la country. Un mélange plus que singulier ! Même si ses compositions montrent que les les dominantes sont la veste en cuir, le surf et les clopes. 

Les Irlandais de Fontaines D.C. feront bondir le Jardin Roussy de La Tour de Peilz. Simplement parce qu’ils distillent une énergie toute rock’n’roll et, franchement, vous ne pourrez pas rester en place. Au risque d’être le seul pèquenaud immobile dans la foule ! La même chose vaudra pour les endiablés de Wooden Shjips. Vous sentirez sûrement un espèce de poison dans le sang qui rythmera d’abord votre pied et puis tout votre corps. Allez tester, vous verrez ! Si ce n’est pas le cas, vous connaissez mon adresse mail.

Blues funk israélien et basses made in Switzerland

La grosse surprise pourrait être Yossi Fine & Ben Aylon. Pourquoi ? Prenez le temps d’écouter, imaginez tout ça sur scène et vous comprendrez. Yossi Fine, juste comme ça au passage, a été le bassiste régulier du Malien Vieux Farka Touré, bluesman du désert increvable de corps et d’âme. Il a aussi joué avec David Bowie. Bref, un mec qui connaît son instrument. Des sonorités festives qui prédisent déjà des bonds dans tous les sens et un peu de transe peut-être.

Deux groupes suisses sont également programmés. D’abord Klaus Johann Grobe et son krautrock entêtant où les synthés servent presque de batterie. Jump, jump, jump ! Des textes en allemand, ce qui fait tout de même plaisir tant cette langue existe peu dans le paysage du rock suisse, du moins dans les projets indépendants. De quoi réanimer la folie de Yello et les envolées de Grauzone de cette époque entre punk et kitsch.

Le local de l’étape et tabasseur de sons est Flammkuch. De quoi terminer la première soirée au rythme d’assez grosses basses et d’une techno bordélique juste comme il faut. Au final, il y a de quoi passer un bon moment à tous les coups et aussi de découvrir des sonorités inédites comme les Japonais très bruyamment bipolaires de Qujaku.

 

Nox Orae

La Tour de Peilz

31 août et 1er septembre 2018
49.- / 70.-
 
Auteur:
Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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