Nox Orae 2014 : Vendredi, le rock’n’roll vainquit

OlivierPar Olivier  •  31 Août 2014 à 20:36  •  Live  •   130 views

Terrassé l’an dernier par une tempête imprévisible comme seuls les bords du Léman sont capables de vivre, le petit, mais costaud festival Nox Orae espérait pouvoir passer une cinquième édition dans le calme et la sérénité.

Vendredi soir, nous pouvons sans risque dire que la mission fut réussie. Malgré une météo un peu aléatoire, entre passages secs et averses, le dense et imposant programme proposé a su attirer un public nombreux.

Il faut dire qu’avec Kassette, Unknown Mortal Orchestra, The Horrors et Thee Oh Sees, les organisateurs avaient mis le paquet.

Entrée

Première à monter sur scène, la Fribourgeoise Kassette vient présenter son album « Far« , sorti l’an passé. Pour moi qui l’avait loupé lors de son passage par le Paléo Festival, c’est un vrai plaisir de la voir tant on m’en a parlé. Rapidement, elle impose une grosse présence, envoyant ses compositions contrastées, bien accompagnée par son groupe. Sa six-cordes rugit, se laisse dompter quelques instants avant de redevenir sauvage et de tout saccager, puis, l’artiste enchaîne sur une ballade obscure, tout en douceur grave. Une prestation solide, le festival était bien lancé.

Plat

Deuxième concert, première (et seule) grosse pluie. C’est réfugié sous l’auvent du traditionnel stand à tchaï que nous avons assisté à la prestation des Américanéozélandais d’Unknown Mortal Orchestra, qui ont su offrir de lumineux moments d’indie-rock aux tendances psychédéliques, tranchants à merveille avec les trombes d’eau nous tombant sur la tronche durant le premier quart d’heure du set.

En parlant de lumineux, The Horrors ont joué un bon nombre de morceaux de leur nouvel opus « Luminous« . Débarquant sur les planches avec ‘California Dreaming‘ comme fond sonore, la troupe à Faris Badwan n’a, malheureusement, pas su nous faire accrocher à leur disco/new-wave, bien que les effets de lumières étaient sympathiques. Les compositions se ressemblant toutes, on a l’impression de toujours entendre la même. Il fut donc le moment d’aller se manger un petit quelque chose.

Dessert et digestif, deux en un

Le gros morceau de la soirée commença son concert avec un quart d’heure d’avance que ce qui était prévu sur le planning, fait assez rare pour le signaler. Énormes l’année passée lors de la Bad Bonn Kilbi, les Thee Oh Sees ont remis le couvert à la Tour-de-Peilz et ce, malgré un effectif réduit pour cette tournée estivale.

En effet, le groupe mené par le tatoué John Dwyer est passé d’un quintet à un power trio. On se demandait si la puissance sonore allait s’en faire ressentir, la réponse est clairement non. Pendant une grosse heure, les trois Californiens ont envoyé leurs salves de garage psychédélique tonitruant, faisant des premiers rangs un véritable hammam, grâce au mélange des corps pogotants et de l’humidité du sol.

Entre les ‘Carrion Crawler‘, ‘Toe Cutter/Thumb Buster‘, ‘I Come From The Mountain‘ et autre ‘The Dream‘ – toujours lancé en deuxième place, le patron bidouille, trafique sur ces amplis, lâche un petit « merci », essaie de faire tenir son porte-micro récalcitrant, avant de relancer la machine, pied au plancher et Gibson SG transparente sous le menton.

La foule prend cher et apprécie. Les crowd surf sont nombreux, les atterrissages rugueux également. Après des applaudissements nourris et insistants, le trio effectue un rappel qui finit de nous achever et c’est, dégoulinants malgré la fraîcheur de la nuit vaudoise, que nous reprenons le chemin vers nos contrées pour dormir trois petites heures, avant de filer au travail.

On ne regrette rien. Vive le rock’n’roll, vive le Nox Orae!

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