Nos découvertes de 2016

MalvinPar Malvin  •  29 Déc 2016 à 11:42  •  Fin d'année  •   21 views

Àdéfaut de tout connaître, ce qui en soit nous paraît tout simplement impossible et, dans le cas contraire, serait empreint d’un ennui mortellement monumental, la vraie voie du ninja s’inscrit non dans son nombre total d’artistes référencés, mais bien dans sa quête perpétuelle du son. La curiosité, l’abandon, la frénésie de la nouveauté. La richesse de cette offre infinie ne cesse de jour en jour d’augmenter. Or, voici ma tête qui tourne, il est alors temps de faire un tour parmi nos plus belles découvertes en cette vaste et complexe année 2016.

 


Alex : Régis

J’aurais pu choisir la musique jazz-pop d’Alice Phoebe Lou. Une jeune musicienne dont le premier album est une perle. J’aurais pu vous parler à nouveau de Cigarettes After Sex. Un coup de coeur qui m’a accompagné souvent ces derniers mois. Bref, le choix n’est pas simple. Mais je préfère vous faire découvrir Régis. Peut-être que vous connaissez ce personnage poétique et légèrement insolent. Il habite Genève, erre probablement dans les rues de la ville, la nuit. Si c’est le cas, alors tant mieux ! Si vous n’aviez encore jamais entendu parler de ce monsieur, c’est le moment de l’écouter. Addictif. Ce qui me plaît chez ce troubadour moderne ? Le côté nonchalant de son phrasé, la gravité de sa voix, la fraîcheur des compositions et la désinvolture qui ordonne l’ensemble.

Glenn : Denzel Curry

Denzel Curry a été ma grande découverte en cette fin d’année 2016. Le rappeur de Miami était ce que je cherchais depuis un certain moment déjà : un flow rapide, avec des instrumentaux allant de la trap à la cloud rap dont les basses font trembler les murs. Impeccable sur quasiment chaque morceau dévoilé au grand jour. Ce dernier semble devenir incontournable dans le genre.

Jorris : Summer Salt

Cette année, je recommande d’écouter Summer Salt, un petit groupe natif d’Austin, au Texas. Ces Américains jouent un rock teinté de bossa nova et de sonorités venues d’un autre temps, idéal pour profiter en musique d’un soleil d’été couchant, les pieds dans l’eau et la tête ailleurs. Un véritable coup de cœur qui met du baume au cœur les jours où ça ne va pas.

Laura : A-F-R-O

Jeune prodige d’un rap technique et rapide, A-F-R-O est mon petit chouchou de l’année. Découvert à l’âge de 18 ans grâce un concours mis en place par R.A. The Rugged man, le MC californien impressionne par sa maîtrise et ses connaissances de la culture hip-hop. Entendu au Romandie avec Marco Polo et Black Pegasus, A-F-R-O s’est dévoilé sans difficulté avec aisance et humour. Accompagné des plus grands, on se réjouit de le voir grandir.

Olivier : Howlin’ Banana Records

Peu de découvertes de taille conséquente pour moi cette année, mais pléthore de jeunes groupes à surveiller de près. Et l’une de mes sources principales a été, une fois n’est pas coutume, Howlin’ Banana Records. En alignant les sorties de The Madcaps, Kaviar Special, Wild Raccoon et Gloria, le label parisien a fait fort et a confirmé son bon goût en matière de rock’n’roll. Mentions particulières à Kaviar Special pour son second opus « #2 » et leur son monstrueux en live, ainsi qu’à « …In Excelsis Stereo » de Gloria, clairement sur le podium de mes albums les plus écoutés de 2016.

Patrick : Royskopp et Pulley

Alors non, ce ne sont pas des découvertes, mais plutôt une descente de galetas. Les premiers sont arrivés subrepticement dans une playlist Spotify, depuis, je n’arrive pas à passer une journée sans écouter leur album « Junior ».

Les seconds sont une surprise. Après douze ans d’absence, ils sont revenus en cette fin d’année avec un album : “No change in the weather”, une petite bombe qui m’a permis de redécouvrir l’un de mes groupes préférés du début du siècle. Avant de vous jeter sur cette nouvelle galette, tendez d’abord une oreille attentive à “Together again for the first time” sorti en 2001. Cela en vaut vraiment la peine.

Raffaele : Pandour

J’ai découvert Pandour deux fois : au moment d’écrire la chronique de leur album et bien plus récemment, fin 2016, lors d’un trajet de montagne en voiture. Les routes sinueuses associées à la musique électronique instrumentale chill de Pandour ont été un authentique moment de plaisir. Le groupe produit un son original et hypnotique qui lui assure un début de carrière vraiment prometteur.

Malvin : Idiophonia

Quel affreux dilemme que de sélectionner uniquement une perle au sein d’un collier on ne peut trop long. J’ai ainsi décidé de mettre en exergue un instrument de musique qui n’aura cessé de me suivre et de m’impressionner cette année : le xylophone et ses cousins.

C’est à travers Kouyaté et Neerman que le périple a commencé. L’un, français, est le vibraphone, l’autre, malien, est le balafon, et jamais une poésie aussi complémentaire ne m’aura transcendé à ce point. Ensuite viennent les contemporains brésiliens de Uakti, où le marimba résonne autant que leurs autres instruments assemblés par leur soin. Plus récemment, c’est le jazziste italien Mop Mop et son album « Isle of Magic » qui m’aura transporté à travers l’Afrique et ses percussions. Un petit dernier ? Tiziano Popoli et Marco Dalpano, deux Italiens méconnus ayant pondu des perles de musique progressive contemporaine dans les années 80. Je m’arrête, le texte s’allonge, mais ma quête perdure.

 
Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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