Nos découvertes de 2015

YannickPar Yannick  •  24 Déc 2015 à 13:49  •  Fin d'année  •   14 views

Il est bientôt l’heure de tourner la page 2015. « Enfin ! », s’exclameront certains. On les comprend. N’empêche que de belles choses se sont passées ces douze derniers mois, et comme le veut la coutume, en ces derniers jours de l’an, on tire le bilan !

Au MurDuSon.ch, cela fait une bonne semaine que nous nous sommes enfermés chez nous à réécouter des disques, se souvenir des concerts vus et des découvertes dénichées. L’exercice est compliqué, mais toujours enrichissant. Il s’en passe des choses en un an.

Pour conclure 2015 correctement, nous vous proposons quatre articles retraçant nos morceaux, découvertes, concerts et albums préférés. Il y aura des surprises, des évidences, mais surtout que de la bonne musique. Quitte à avoir de la peine à digérer pendant une semaine, autant le faire musicalement bien accompagné.

On a commencé mardi avec nos morceaux de 2015, on enchaine avec nos découvertes.

 

Olivier : Blondi’s Salvation

Arrivés il n’y a pas plus d’un mois sur ma discothèque, les cinq Nantais sont sans doute la découverte qui m’a le plus convaincu de l’année. Mêlant rock psychédélique, musique médiévale et sonorités orientales, il n’a pas fallu beaucoup d’écoutes à « Wisdom Whisper » pour me convaincre que la France possède avec Blondi’s Salvation l’une des formations hallucinées les plus attrayantes du moment.

Laura : Alabama Shakes

Un ouragan de bonne femme, une claque dans ta gueule. Alabama Shakes, c’est surtout Brittany Howard, chanteuse du groupe. C’est en première partie de Paolo Nuttini lors du Montreux Jazz que j’ai découvert l’authenticité même de ce groupe. Ca swing, ça soul, ça te fais transpirer rien que de les regarder!

Raffaele : Kickblast

Rien de meilleur qu’un bon rap bien torché, denrée rare aujourd’hui au vu des merdes que l’on trouve estampillées « rap ». Si l’on y ajoute une touche d’électro, alors c’est le bonheur. Kickblast, c’est un MC et un DJ français, qui aiment bien se fendre la gueule. Les textes sont décalés, drôles et intelligents. Certains morceaux traitent pourtant de sujets plus graves, comme quoi déconner ne signifie pas absence de réflexion.

Glenn : Ratking

Ma plus belle découverte cette année est le très prometteur groupe de rap new-yorkais Ratking. Bluffé par les productions innovantes de Sporting Life et de l’osmose entre Wiki et Hak, Ratking a tourné en boucle à partir du moment où un de mes potes me les a fait écouter via YouTube, un soir d’apéro. Un grand moment de gloire !

Yannick : Circa Waves

Le groupe anglais monte en puissance depuis l’été 2014 certes, mais on va retenir la date du 30 mars 2015 comme point de référence. Ce jour-là, le quatuor a publié son premier LP, « Young Chasers ». Treize titres sonnant comme autant de confirmations des espoirs placés en la joyeuse équipe. Les Liverpuldiens pratiquent un indie-rock terriblement britannique, terriblement plaisant. Et en live, c’est déjà très bon, ce qui ne gâche rien à l’affaire !

Steve : Songhoy Blues

Une fois n’est pas coutume, ma découverte de l’année vient du continent africain. Originaires du Mali, les fils spirituels d’Ali Farka Touré mêlent rythmiques africaines et clichés du Chicago Blues. Les mélodies à la guitare tournent en boucle et nous font entrer dans une transe incontrôlable. Et ils en ont des choses à dire dans leur excellent premier opus ! Que ce soit sur les filles, la guerre civile ou le réchauffement climatique. Les Maliens ont le blues, mais l’expriment en dansant. Attention, c’est contagieux !

Patrick : The Chikitas

Ce n’est pas tout à fait une nouveauté de 2015. Je triche un peu. Lynn et Saskia des Chikitas ont, par contre, pris une sacrée ampleur cette année et ont défendu à merveille leur punk rock teinté de grunge et metal sur scène. Découverte musicale, peut-être pas, mais découverte coup de cœur, totalement. Vivement la sortie du nouvel album.

Malvin : Nicolá Cruz

Je souligne sans conteste ce jeune artiste d’origine équatorienne né en France. Moi qui cherchais depuis déjà un bon moment du métissage dans la musique occidentale et contemporaine, j’ai fait une découverte sans précédent lors de mes petites excavations dans le monde underground d’Amérique du Sud. ZZK Records, collectif phare de ce milieu, me tend une perle d’innovation et m’invite à découvrir une musique magnifiquement montée, alliant sans pareil les beats profonds de l’électronique aux chants andins et autres instruments de marimba. J’opte donc sans tergiverser pour ce fer de lance hors frontière qu’est Nicolá Cruz.

Jorris : Rio Wolta

Au détour d’une séance de rédac, on m’a évoqué le nom de Rio Wolta. Un nom qui pourrait tout à fait être celui d’un groupe un peu indie d’un pays de l’est. Que nenni, puisqu’il s’agit d’un groupe zurichois qui n’a réalisé, jusqu’à présent, qu’un seul album « Swing for the Nation » Son morceau ‘Through my Street’ a de quoi hérisser quelques poils sur les bras. Il suffit d’entendre les premiers accords et la profonde voix d’un chanteur désabusé pour se rendre compte que Rio Wolta propose bien plus qu’un titre ou un album, mais bel et bien un petit chef d’œuvre.

 
Auteur:
Yannick

Une semaine est composée de sept jours, une guitare possède six cordes et la main humaine compte cinq doigts. Bizarre, non ?

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