Nos concerts de 2015

OlivierPar Olivier  •  26 Déc 2015 à 15:53  •  Fin d'année  •   0 views

Alors que les fêtes de Noël se poursuivent pour certains et que les indigestions finissent enfin à passer pour les autres, nous continuons notre coup d’oeil sur 2015. La sélection continue aujourd’hui avec nos concerts mémorables.

Au MurDuSon.ch, cela fait une bonne semaine que nous nous sommes enfermés chez nous à réécouter des disques, se souvenir des concerts vus et des découvertes dénichées. L’exercice est compliqué, mais toujours enrichissant. Il s’en passe des choses en un an.

Pour conclure 2015 correctement, nous vous proposons quatre articles retraçant nos morceaux, découvertes, concerts et albums préférés. Il y aura des surprises, des évidences, mais surtout que de la bonne musique. Quitte à avoir de la peine à digérer pendant une semaine, autant le faire musicalement bien accompagné.

Nous avons commencé mardi avec nos morceaux de 2015, jeudi c’était les découvertes et bien aujourd’hui, on vous dévoile ce que l’on retient des différentes salles et festivals que nous avons arpenté.

 

Olivier : Goat (Nox Orae Festival)

Mon Dieu que le choix est compliqué. Il est déjà dur de faire un Top 5, alors je ne vous explique pas pour trancher entre deux concerts. Néanmoins, ce sont bien les Suédois de Goat que je place en tête, de très peu devant les excellents Suns of Thyme (Rock Cave, Montreux Jazz Festival). La performance haute en énergie et en groove psychédélique couplée à une setlist au poil auront fait de la clôture du Nox Orae un grand moment de musique live.

Laura : Dorian Wood (Cully Jazz Festival)

Le concert de Dorian Wood au Cully Jazz est sans hésitation ma meilleure expérience sensorielle. Un temple, un piano, une voix et, surtout, une personnalité, Dorian Wood est un extraterrestre musical qui n’interprétera jamais de la même façon chacun de ses titres. Ce concert en étant le parfait exemple.

Raffaele : In Flames (Greenfield Festival)

Comme disait le copain Thom lors d’une de nos séances arrosées, faire le choix d’un meilleur concert est bien difficile. Il y a eu tant d’excellents concerts! Cela dit, In Flames, c’était monumental du début à la fin. Le Greenfield Festival est ma dose de metal annuelle. La prestation d’In Flames était la meilleure de ces trois jours de folie, incroyable au niveau instrumental et surtout l’état d’esprit qui va avec. Pas prise de tête, humble, l’amour de la musique avant tout. Je me souviens encore d’une sortie du chanteur: « Everyone can play music like In Flames, all you need is some friends, a place and a stack of beers. »

Glenn : Fritz Kalkbrenner (Montreux Jazz Festival)

Je ne suis pas allé à beaucoup de concerts cette année, du coup mon choix est quelque peu réduit. Cependant, j’ai vraiment beaucoup apprécié la soirée musique électronique au Montreux Jazz Festival cet été avec entre autres Fritz Kalkbrenner. Une belle nuit estivale où la motive à danser sur de la deep house to minimal de qualité était à son paroxysme.

Yannick : Damien Rice (Rock Werchter, BEL)

Peut-être l’exercice le plus difficile de tous. L’appréciation d’un concert dépend tellement de son contexte. Contrairement à un album ou un morceau que l’on peut réécouter à foison, il est impossible de revivre un concert. Le souvenir que l’on en garde est le seul point de repère. D’où l’impossibilité d’être complètement objectif. Donc ne le soyons pas !

J’ai eu la chance d’assister à pas mal de concerts cette année, et notamment de participer à pas mal de festivals estivaux. Et même si je serais plutôt enclin à retenir un concert en salle, je dois avouer que la performance qui m’a le plus marqué cette année est celle de Damien Rice au Rock Werchter. Devant quelques milliers de spectateurs surchauffés, l’Irlandais à su transcender la foule pour obtenir une ambiance dantesque. Ou comment terminer un concert en sueur, des frissons dans tout le corps.

Steve : The War on Drugs (Montreux Jazz Festival)

Quelle claque! C’était il y a bientôt six mois et ce concert était si parfait du début à la fin que je ne peux pas vous ressortir un instant précis… Quoique si, il y a ce moment où, pendant ‘Red Eyes‘, ma tête a fracassé le nez du pote derrière moi. Pour ma défense, ce n’est pas de ma faute si Adam Grandusciel me fait entrer en transe! Car, oui le leader de The War on Drugs hypnotise par ses sonorités aériennes et ses progressions épiques. Et puis bon, le concert était précédé de Foxygen et dEUS, alors on ne fait pas beaucoup mieux comme soirée.

Patrick : Comeback Kid (L’Usine)

Pas facile, 2015 a vraiment sonné mon retour dans les salles après plusieurs années durant lesquelles j’étais devenu très pointilleux et casanier. Mais je vais quand même dire Comeback Kid à l’Usine ce printemps. Oui, j’ai été déçu par la durée du show et l’absence de rappel, mais par contre, le feu qui a été mis par les Canadiens dans la salle genevoise leur a tout pardonné. Le final, bien qu’attendu, sur ‘Wake the Dead‘ a fait chanter toute l’assemblée, un moment toujours inoubliable, même après la quatrième fois.

Malvin : Todd Terje (Eurockéennes, FR)

Je souligne sans conteste ce moment fabuleux vécu sur une des plus belles scènes du monde, se situant tout juste près de Belfort, dans un cadre où la nature côtoie de près la musique. Pied nu dans le sable, les Eurockéennes nous présentent cette année le grand maestro de la nu-disco norvégienne, avec en prime la scène sur pilotis et le soleil plongeant. Cadre des plus oniriques, parfait pour lâcher la bête dansante qui sommeille en nous et nous plonger en une transe peinte d’électro, de disco et de sonorités eighties. Jamais je n’aurais dansé comme ce soir-là. J’opte donc sans tergiverser pour ce grand de la musique qu’est Todd Terje.

Jorris : Joan Baez – Patti Smith – Robert Plant (Paléo Festival)

Sans aucun doute la soirée du samedi de Paléo où Joan Baez a su conduire le public de l’Asse jusqu’en 1969. Une femme étonnante ! S’en était suivi de Patti Smith et Robert Plant, deux mastodontes de la musique qui ont réussi, encore une fois, à démontrer qu’ils sont éternels. Un samedi soir magique que l’on voudrait vivre et revivre jusqu’à la fin des temps.

 
Auteur:
Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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