Murmures Barbares: « Une petite scène familiale nous correspond bien plus »

PatrickPar Patrick  •  14 Juin 2015 à 13:29  •  Live  •   1 view

Les nageurs du Red Fish les plus connus de l’Ouest neuchâtelois, les résidents d’Uptown et hommes de la caverne 39è chambre. Murmures Barbares ont secoué le cocotier Festi’neuch samedi soir.

Quatre petits malins qui se sont joués de notre consœur de BeCurious TV, leur second degré ravageur a encore frappé. Quand c’est notre tour, on retrouve les copains qu’on avait interviewés en 2013 juste avant la sortie de leur album. Retour sur deux ans de folies pour les topains, en compagnie de Hook, Idal, FlexFab et DJ Wark.

LMDS: Festi’neuch, c’est la maison, la famille, vous êtes des grands habitués du lieu.

Murmures Barbares: Des grands habitués peut-être pas, mais ça fait trois ans qu’on est par là ouais.

Il y a encore un peu de trac avant de monter sur scène ?

C’est les interviews qui nous foutent les boules en fait (rires) ! Oui, il y a encore du trac, sauf que maintenant c’est juste avant de monter sur scène. Les années passées, un mois avant on stressait déjà.

On s’était vus juste avant la sortie de l’album «Murmures Barbares», il s’est passé quoi depuis ?

Principalement des lives. On a participé aussi à l’«Opération Iceberg» qui est un projet transfrontalier d’aide à l’émergence d’artistes entre la Suisse et la France, ça nous a donné pas mal de dates, mais aussi de travailler une structure avec DJ Wark et FlexFab, qui se sont ajoutés au groupe. En fait, on a pas mal retravaillé les morceaux de l’album pour la scène.

Et il y a tous les prix que vous avez gagnés, vous avez senti une certaine dose de reconnaissance ?

Les RepreZent Awards, typiquement, c’est vraiment cool vu qu’on dérive de plus en plus de la scène hip-hop pure, et de voir qu’au sein de la scène hip-hop on reconnaît encore notre travail, c’est très flatteur.

On vous avait découvert avec le Michigang, maintenant il y a plein de projets qui fleurissent. Ça signifie quoi le Michigang aujourd’hui ?

Le collectif existe toujours. C’est vrai, par contre, qu’avec le projet Murmures Barbares, on a pris moins de temps pour tous se pousser au cul. Vu qu’on est six, il en faut des coups de pieds pour que ça fonctionne. Murmures Barbares prend aussi pas mal de temps à une partie d’entre nous. Par contre, il y aura certainement quelques tracks qui vont arriver, ce n’est pas mort.

Pour l’entier du collectif, ça va être un sacré été de festivals entre Paléo, Montreux et le Chant du Gros.

FlexFab a la chance de faire beaucoup de live, Hook sera à Paléo avec Muthoni. C’est ce qu’on voulait faire, c’est ce qu’on aime faire, on a la chance de le faire, donc feu.

Ce soir (ndlr : samedi soir) vous jouez à la Marée, c’est une première, non ?

On ne savait pas où c’était (rires) !

Mais vu que vous allez drainer beaucoup de monde, vous ne pensez pas que c’est trop petit la Marée pour vous ?

Non, la scène est bien, petite, familiale. Tu vois, on a pas mal de reconnaissance des structures. Du style les radios, les salles de concerts, les médias, mais par contre la reconnaissance du public est vachement difficile à mesurer. On joue parfois devant quatre personnes et ça se passe nickel aussi. Depuis qu’on tourne avec Murmures Barbares, on a fait une cinquantaine de concerts et la plupart du temps ce sont des lieux relativement petits, genre des squats. Au final, une petite scène familiale nous correspond bien plus.

La prochaine étape c’est cette scène sur le lac, vous seriez motivés ?

On va mixer l’année prochaine là-bas, je pense. (Hook prend le micro) message subliminal : Antonin boucle les Michigang DJs pour la scène sur le lac. (Rires)

Le public n’est pas un peu loin des DJs ?

Non, tu peux aller écouter du son les pieds dans l’eau, tu peux nager en musique. Pour les séances d’aquagym, c’est génial. D’ailleurs avec le Red Fish Michigang, il faut savoir qu’on a une passion commune pour l’aquagym.

Et à Festi’neuch, c’est quoi votre meilleur souvenir ?

Quand on a fait notre concert avec le Michigang, on avait une voiture en carton, version panier à salade. C’était la «MichiPolice». Cette entrée nous a laissé un fort souvenir. Il y a aussi la présentation de ce concert. Il y a à chaque fois un type qui lance le groupe et là on lui avait préparé un truc : «La tête en bas, les fesses en l’air, l’Enterprise c’est super» (Rires). Ce qui est vraiment cool avec le Michigang, on a cette ligne de conduite où on raconte tout le temps n’importe quoi et on assume nos conneries jusqu’au bout.

Et le meilleur souvenir sur la route ?

Un de mes (Hook) meilleurs souvenirs c’était à Hors-Tribu. Dingue! Le meilleur concert qu’on ait fait, les gens étaient fous. Sous la tente, c’était le feu alors que dehors il pleuvait à fond. La connexion avec le public était géniale.

Si je vous dis «moite-moite», vous me répondez quoi ?

Les Cinq Sens ! Les Cinq Sens ! Là on parle ! Moitié magret, moitié foie-gras !

Vous êtes les premiers et les seuls à avoir donné la bonne réponse, c’était clair qu’on pouvait compter sur vous!

Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

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