Montreux Jazz 2015: De Gil à Veloso, la sincérité règne

MalvinPar Malvin  •  16 Juil 2015 à 15:50  •  Live  •   2 views

Hier soir, le Stravinski s’est vu englobé d’une énergie sans pareille. Des chants en choeur, des pleurs et des sourires sur grand écran, jamais je n’aurais vu une ovation si sincère envers des musiciens. Ou des légendes, devrais-je dire.

Le cadre était épuré. Deux chaises, deux verres, deux guitares, deux révolutionnaires. À gauche, Caetano Veloso, à droite, Gilberto Gil. Tout deux sont des édifices, des pierres angulaires adulées dans leur pays. Le Brésil. Où ce genre de personnages auront marqué les consciences au fer rouge par la sincérité et la beauté de leur messages. Ils sont les fers de lance du mouvement tropicaliste des années soixante, de ceux qui ont fait bougé les foules par leur voix d’ambre.

Je me trouvais donc là, seul, livré au milieu d’un foisonnement culturel que je ne connais, au final, pas si bien que ça. Oui, j’écoute de la bossa, de la musique latine, danse sur de la samba ou de la cumbia. Mais en ces lieux, une dimension tout autre régnait, de celle qu’on ne peut comprendre si l’on a pas été bercé dans le contexte en question. Au fil des chansons, un lien se durcit avec le public. Des femmes pleurent, d’autres rigolent, les autres chantent, des tripes et du coeur. De la soirée, je n’aurais compris un mot de ce qui a été dit. Malgré le geste soyeux et la touche délicate, la musique non plus ne m’a pas été d’une grande aide, simple élément porteur des paroles de Gil et Veloso.

Mais j’apercevais la joie des personnes sur place. Un bonheur inqualifiable. Je me suis alors mis de côté, observant l’image de cette synergie unique. En cette soirée, deux éléments étaient cruciaux: connaître le brésilien, et si possible être avec son(sa) bien-aimé(e). Manque de chance, la mienne est à Londres, et j’ai décidé d’apprendre le Japonais. Je resterais donc sur ma faim, malgré les grands sourires que cette rencontre aura réussi à me décocher, et une première partie de Maria Gadú qui inlassablement m’aura bien transporté.

Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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