Metropop 2015: Une électro qui ne percute pas tant que ça

MalvinPar Malvin  •  10 Nov 2015 à 11:05  •  Live  •   3 views

Samedi dernier, ce ne sont d’autres que Speedrax, The Shoes, Fakear et Archive qui se sont produits à la Salle Métropole, dont les rénovations ne se font plus attendre. Voici un rapide tour d’horizon des concerts et de l’ambiance générale. À noter : du bon et des couacs.

Mon dernier souvenir en date de la Salle Métropole remonte à l’année dernière, quand Chinese Man était venu se produire pour leur tournée des dix ans. Je me rappelle très bien de mon ire montante quant à la surpopulation des lieux et au réchauffement de la voute métropolienne. Je vous rassure, hier soir, la chaleur y était toujours. Mais quel plaisir de pouvoir enfin se mouvoir librement sans rencontrer un embrun déferlant de sueur et de bière. La soirée n’a vraisemblablement pas affiché complet, tout comme l’avait déjà remarqué Raffaele.

Après les deux premiers jours sous l’effigie du rock et du reggae, on passe à l’électro. Plus précisément à l’électropop, comme l’a annoncé le festival, même si cette appellation reste à prouver. Entré dans le hall, j’amorce la descente des trois étages en colimaçon. Je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet, mais il est vrai que j’aurais aimé éviter la ribambelle de stand-sponsor à concours t’interpellant sans cesse, le tout plongé dans une cacophonie sans pareille, chaque étage ayant décidé de mettre sa propre playlist. Je me dis alors qu’au Lunapop, ils doivent bien avoir de la bière. Pas de chance, faut débourser douze pépettes pour la demie. Décidément, on va attendre les concerts.

Voyage sur la lune avec quelques turbulences

Fustigez-moi d’avance, car j’ai raté le premier concert. Faute de temps, je ne suis arrivé que pendant The Shoes, ce qui ne m’empêche pas de vous inviter à aller écouter Speedrax de ce pas ! Les artistes locaux, on en redemande. Concernant donc les suivants, ce fut une très bonne surprise de découvrir un live syncrétisant l’instrumental et l’électronique avec brio. Bien que n’étant pas ma tasse de thé, le mélange était tout de même bien foutu, et une énergie palpable se ressentait nettement. Ils ont su trouver chaussure à leur pied.

Chose que Fakear, par la suite, n’a malheureusement pas su gérer. On nous dit que ce sera un set live, mais je n’ai vu que trois silhouettes complètement absentes du concert, se dandinant derrière la stature du créateur. Dommage, car la scénographie vaut le coup d’œil, et la musique est un régal, quoi que très répétitive. Des choses donc à revoir, contrairement à Archive qui bouclera la soirée avec brio et enchantement. Comme d’habitude, le show light titanesque et leur univers incomparable suffisent pour montrer qui a de la bouteille dans le coin. Mais la question se pose : Que vient faire un groupe de rock progressif aux tendances trip-hop dans une soirée électro ? Je classe donc cela dans la catégorie « ambiant/planant », et ça marche.

Derniers deux gros hics de la soirée, le son qui n’a pas été à la hauteur de nos attentes, et le manque de nouvelles et de considération pour notre part. D’un côté, on espère sentir les basses résonner dans le plexus, bouffer du sub et de la disto en pleine poire. Mais rien ne percute. Des concerts qui demandent du punch comme ceux-ci se retrouvent envasés à cause d’une sono qui n’a pas de définition, aucune attaque. Mais je pense sincèrement que les techniciens n’y sont pour rien. Ma foi, cette salle biscornue restera grandiose pour le classique. L’électro, à voir. Le travail fourni est déjà remarquable.

De l’autre côté, pas une nouvelle concernant nos demandes d’interview, restant sur le qui-vive jusqu’au bout. Peut-être que nos requêtes médiatiques sont simplement passées dans l’oubli. Ce qui ne m’empêchera pas d’avoir vu ce soir-là des concerts de qualité et une ambiance franchement bonnarde.

 
Auteur:
Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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