Les Georges – Georgement bien

Avec en bonus l'interview de Temples
JorrisPar Jorris  •  22 Juil 2019 à 00:49  •  Festivals, Interviews  •   111 views

L’été des festivals s’apparente à un véritable marathon. A peine nos oreilles reposées qu’il faut déjà aller au suivant. Ecouter tout, tout écouter. On ne sait plus trop tant l’offre festivalière est pléthorique. Entre les mastodontes que sont le Montreux Jazz et le Paléo, on est allé aux Georges à Fribourg. Et on vous dit pourquoi vous devriez faire pareil.

Qu’on se le dise d’entrée, oui, l’un des fondateurs de votre site musical préféré travail effectivement dans la programmation des Georges et non il ne m’a pas payé pour en dire du bien. Pas besoin à vrai dire. Doté de trois jours gratuits et trois jours payants, Les Georges (son petit nom complet) a réussi petit à petit à se caler une jolie place dans le paysage festivalier romand. Si sa formule séduit, sa programmation et sa taille en font un des meilleurs rendez-vous pour découvrir des artistes qui pourraient tout autant prétendre se produire dans les plus grands festivals. Et pourtant, c’est aux Georges, face à 2500 personnes, qu’ils enchantent la place Georges-Python de Fribourg.

Une atmosphère « cosy » aux antipodes des foules de la riviera vaudoise.

On fait le tour des Georges en moins de 10 minutes, on ne passe pas 1h à se demander ce qu’il faudrait manger et surtout, on ne s’étale pas dans des activités annexes, certes rigolotes parfois, mais qui éloignent bien souvent les festivals de l’aspect musical. Aux Georges, la scène est au centre de tout, face à tout le monde. Il n’y en a qu’une et c’est tant mieux. On ne se perd face aux choix, et on sait pourquoi on est là. Cerise sur le gâteau, la petitesse des Georges poussent les festivaliers à plus de cohésion. On voit très facilement les mêmes personnes, aux mêmes endroits, et on s’amuse presque à les saluer tant après un bon concert, on est disposé à débriefer tout ça même si on ne se connaît pas. On peut aussi se poser sur quelques chaises longues pour se reposer ou aller danser entre deux concerts près d’une petite scène qui fait office de « mise en train » entre deux groupes. Bref, l’atmosphère charmante et calme des Georges fait du bien.

Ô la belle prog !

Les groupes justement, parlons-en. Avec le régional de l’étape, Louis, et Senseï Yannick, je me suis rendu mardi à Fribourg pour voir Temples (dont l’interview se trouve en bas de cet article) et Feu!Chatterton. Deux prestations solides qui ont su charmer le public venu en masse. Un mardi plus que réussi. Si mon avis semblait déjà bien positif, la soirée du samedi aura définitivement conforté cette idée. Requin Chagrin, Balthazar et L’Impératrice, rien que ça, se sont permis le luxe de renvoyer à leurs études les plus grosses soirées de certains festivals mentionnés plus haut. Cohérente, technique et dans l’ère du temps, cette soirée se sera terminée en apothéose grâce à la pop disco de L’Impératrice qui a tout simplement soulever tout le monde tandis qu’une heure auparavant, Balthazar réussissait à retourner les Georges pour conquérir les festivaliers. Une belle soirée en somme. Mais surtout le sentiment que, face à la concurrence, il est possible, avec du travail, du talent et du bon goût, de proposer en Suisse romande un festival qui échappe un peu à la course à la populace pour mieux se concentrer sur son essence-même : la musique. Et cela, mes ami.es, je vous avoue que ça fait du bien. Peut-être devrions-nous arrêter d’imaginer que seules les grosses écuries peuvent encore nous faire rêver musicalement si ces dernières deviennent plus des foires que des festivals. Dès lors, il serait bon temps de s’ouvrir à la qualité et de découvrir d’autres lieux, d’autres artistes, d’autres personnes. Bref, vous l’aurez compris, les Georges, c’était vachement bien et je ne peux que vous conseiller, l’été prochain, de jeter un œil à ce qu’il se passera entre le 13 et le 20 juillet 2020.

En bonus, voici notre interview réalisée par Louis du groupe anglais Temples

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