L’Electron un jeudi soir

MalvinPar Malvin  •  25 Mar 2016 à 16:59  •  Live  •   0 views

Brise fraîche sur la plaine de l’Usine. Ce jeudi, l’Electron Festival inaugure sa 13ème « Bad Edition ». Le chat sur fond rose électrifié est là pour nous le rappeler. Moins de prélocations pour cette année, la soirée a tout de même battu son fort jusqu’au bout. Récit éthylique d’un festival peu biblique.

En fin de compte, ce n’est pas un mal que la soirée n’ait pas affiché complet. La perte de profit se gagne en gain d’espace, et cela, c’est un réel cadeau pour un festivalier enchaînant le marathon de l’Electron. L’explication est simple : les dédales de l’Usine sont absolument impraticables les soirées de forte affluence. Jonchant pourtant le Palladium, une âme perdue prendra le double de son temps et d’agacement pour relier les deux. Mais ne nous plaignons pas trop, une fois dedans, les infrabasses reprennent toujours le dessus.

Que dire d’intéressant en ce jeudi soir ? Des découvertes majeures, il y en a eu. Étant friand du baroudage, il est inutile d’aller à l’Electron en planifiant son parcours festivalier. Marquez donc en rose un ou plusieurs artistes à ne pas manquer, car de cela, la programmation en a plein. Mais pour le reste, laissez vos pas vous guider tant bien que mal au milieu de cette offre très fournie, voir trop. Qu’est-ce que je raconte, il y jamais trop. Dans tous les cas, mon jeudi n’aura pas dépassé les murs du pôle central des Forces Motrices.

Boum Boum love

En suivant le fil chronologique de la soirée, Black Devil Disco Club inaugure le Palladium au son retro reverb, proche d’une électro ayant baignée dans un bain post-punk. La salle est encore vide, mais ce cher bonhomme, qui ne fait pas son âge, lâche les premiers chiens sans grande difficultés. On attend maintenant avec impatience l’ovni norvégien Todd Terje. On gravite alors à travers bar et concept électronique made in Grischa Lichtenberger. Trop de basses mal calibrées dans ce rez, les tympans vibrent à l’unisson. Il arrive enfin, la disco et l’eighties prennent le dessus, notre bassin commence à frémir. Mais le son n’est pas assez fort. Les gens causent autour de nous, pas moyen de se concentrer sur la musique. « Putain, mais c’est Todd Terje, quand même ! » crie une nana derrière moi. Ouais, j’te comprends. Il nous envoie tout de même ‘Delorean Dynamite’ et ‘Inspector Norse’, la foule danse, on est content, Todd, ça reste un grand.

Attention, découvertes et augmentation de la qualité musicale : Oliver Lieb se déchaîne dans le Zoo. La deep, tout le monde maintenant la connaît. Mais là, c’est une autre paire de manche : À cheval avec la techno, un parfait mélange de transe sauvage et assoiffée s’empare de nous. Il est de ces musiques qui tapent fort sans exagération, tout étant fait dans la subtilité et la férocité. Ça fonctionne, l’allemand de Frankfurt aura fait la paire ce soir-là avec sa conjointe d’Hambourg, Helena Hauff. Là encore, ça ne fait pas dans la dentelle. On doit partir prendre notre premier train de matin, mais on repousse l’échéance. C’est trop bon. Ses vinyles s’emboitent à la perfection, formant des transitions dignes des plus grandes montagnes russes. Et sans dérailler. Ce jeudi soir, « de la tuerie », comme qui dirait l’autre. Rideau sur la suite, c’est loin d’être fini.

 
Auteur:
Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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