Le malt et le son

OlivierPar Olivier  •  16 Août 2013 à 16:34  •  Découvertes  •   175 views

La Vouivre

Il y a des domaines qui sont liés depuis l’éternité. Sans jamais se rejoindre totalement, ils se côtoient couramment, batifolent ensemble. Inséparables et, pourtant, indépendants. Le ski et la fondue, les voitures tunées et les coupes mulets, Xamax et la Tchétchénie, mais, surtout : la bière et la musique.

Que ça soit en festival, dans les salles de concert ou en session acoustique entre potes autour d’un feu, la cervoise égaye les mélodies autant que les papilles.

Au MurDuSon.ch, elle a une place presque autant importante que la musique. Sans elle, ce site n’existerait peut-être probablement pas et les cultissimes soirées d’équipe seraient peut-être moins belles – quoique, la fête est plus folle sans alcool, qu’il dit l’autre… mais ça reste à vérifier -. Une grande partie du répertoire musical n’aurait jamais vu naissance sans elle, non plus. Alors aujourd’hui, nous lui rendons hommage, à la Sainte Boisson et pas à la Anker dégazéifiée tièdasse que l’on boit au camping du Paléo, mais à la bière travaillée, créée par des mains passionnées, comme le sont celles des trois brasseurs de La Vouivre à Cortaillod.

La Vouivre, c’est une jeune brasserie qui est née en 2008 grâce à Lionel Ferchaud, Damien Reymond et Cyril Adatte, trois amateurs de mousse artisanale, si possible sur lie. Ils élaborent dans leur repère près des Câbles de Cortaillod une multitudes de recettes allant des traditionnelles blondes, blanches et noires à la plus exotique, l’Ambrée, constituée de cinq malts différents et de dattes, formule rappelant les tous premiers brassins que le Monde ait connu, il y a quatre mille ans de ça.

La Vouivre aussi est indissociable de la musique, c’est lors de l’Auvernier Jazz Festival de 2010 que les trois amis ont fait découvrir pour la première fois leurs créations au public. Et le succès était au rendez-vous, puisque mille litres se sont écoulés en trois soirs.

Alors étant donné que l’on aime la musique et la bière et que, eux, aiment la bière et la musique, c’est bien normal qu’ils figurent en tant qu’invités des Découvertes et nouveautés de cette troisième semaine d’août.

Santé !

Alex

Alela Diane avait déjà sublimé les oreilles par son premier essai, « The Pirate’s Gospel« , où nous découvrions une voix d’indienne pure et touchante en 2006. Elle y racontait l’héritage indigène de son père. Elle revient en 2013 avec un cinquième album intitulé « About Farewell« . Où elle préserve une simplicité précieuse à la guitare et une voix encore plus affirmée.

httpv://youtu.be/Z9xjdr6fnaQ

Olivier

Dexter, un nom dont on se souvient facilement. Producteur trip-hop/hip-hop allemand, il compose des petits hymnes chill où les samples et les nappes synthétiques s’entremêlent délicatement pour venir caresser l’oreille de l’auditeur attentif. Un melting-pot d’hommages et d’idées nouvelles qui s’assemblent fantastiquement bien. « The Trip » est un album qui mérite bien son nom, attachez votre ceinture, installez-vous confortablement, placez le casque sur vos oreilles et apprêtez-vous à voyager loin, dans une dimension qui ne se découvre que trop rarement.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Ll02YfK9DAY

Patrick

Peut-on parler d’un Punk-Rock typé canadien? Oui je crois bien. Contra Code vient nous prouver que les intros basse-batterie suivi d’un « Melodic-Hardcore » extrêmement rapide sont l’apanage des gens du nord du continent américain. Dans la plus pure veine de Belvedere et consorts, ces gars de Vancouver sont les prochaines superstars de vos festivals préférés. En plus si vous faites Haut-Haut-Bas-Bas-Gauche-Droite-Gauche-Droite-B-A-B-A-Start pendant qu’ils jouent vous gagnez trente vies supplémentaires. Les joueurs de Contra comprendront!

Thom

Direction Survet « créent un espace-temps étrange, fait de paysages électriques, de libertés moyenâgeuses et de poursuites en jogging dans une ville de mutants. » Voilà les termes que le groupe français utilisent pour définir leur voyage musical. Fait d’expérimentations sonores oniriques, ils présentent un prog-rock flirtant toujours avec le math et des relents de jazz. Une escapade pas facile d’accès du premier coup, mais très agréable quand on atteint le sommet.

httpv://www.youtube.com/watch?v=cI4snDrjFrc

Glenn

Le danois N*Grandjean ou Nikolaj Grandjean, c’est de la pop ambient avec une voix très aérienne et transparente autant soyeuse qu’électrique. Il a commencé sa carrière musicale en écrivant des chansons pour des artistes nationaux figurant souvent dans le top 10. Puis il a sorti son premier album « Carrying Stars » en 2008. Après une succession de deux EP, l’artiste tourne actuellement autour du globe. A suivre donc!

httpv://www.youtube.com/watch?v=ghh7F_nUIpw

Jorris

Ok. on est parti. Loin, très loin, trop loin. On est parti autour de la terre, on a tourné en écoutant ce son. Soyez prêts parce que ce son exceptionnel est l’oeuvre de Rare Earth, groupe américain du label Motown. Sorti en 1969, ‘Get Ready‘ reste leur plus grand succès et ce titre qui s’offre à nous aujourd’hui est un des classiques 70’s du rock psyché funky. Un style que je viens d’inventer, mais soyez conciliant, mon taux d’alcool dépasse clairement la norme en vigueur. En plus Rare Earth c’est cool et ça dure 22 minutes de folie !

httpv://www.youtube.com/watch?v=-gyeGudMMYU

Yannick

Erlend Øye n’est pas le dernier venu dans le monde de la musique. Ça non ! En 1999, le danois fonde avec Eirik Glambek Bøe le groupe de folk King Of Convenience. En paralèlle, en 2003, il participe au projet electro The Whitest Boy Alive, basé à Berlin. En 2012, l’artiste quitte son Danemark natal, pour aller s’installer en Italie. Après une année passée à s’imprégner de la culture locale, il sort le single ‘La Prima Estate’. Aussi rafraichissant qu’une pastèque sur la plage !

httpv://www.youtube.com/watch?v=diA6VCInN44

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