La Compagnie Créole « ça va être la fête. Je me réjouis. »

JorrisPar Jorris  •  18 Juin 2018 à 16:33  •  Festivals, Interviews  •   42 views

Décalecatan, Décalecatan Ohé, Ohé Décalecatan, Décalecatan Ohé, Ohé Décalecatan, Décalecatan Ohé, Ohé Décalecatan, Décalecatan Ohé, Ohé. Vous l’avez ? 

On a chanté, on a dansé, on a bougé sur la Compagnie Créole et c’était drôle, fun et rafraîchissant. Pourquoi ? On ne sait pas. Ringard ? Peut-être. Et alors ? On s’en fiche. On a même rencontré Guy, l’un des batteurs de ce groupe mythique.

Bonjour Guy. Vous connaissez Neuchâtel ?

J’avais joué au festival Ozone Jazz y des années de ça. C’était chouette, on avait fait une jam au off. Vous étiez sûrement même pas né (rires). C’était une autre époque.

Hier vous étiez à Vittel, vous tournez encore beaucoup du coup ?

Oui, hier c’était un super succès, les gens étaient fous et je me réjouis de reproduire ça ici. Et c’est vrai qu’on tourne encore pas mal. Mais vous savez, quand les choses marchent comme ça, pourquoi s’arrêter ? Tant que je peux donner, je donne.

On vous demande ça parce qu’on a cru comprendre que vous étiez moins présents médiatiquement actuellement

C’est vrai qu’on est moins mis en avant. Mais c’est parce que tout a changé aujourd’hui. Par exemple, avant on était souvent repris à la télé parce qu’on avait fait des succès. Aujourd’hui, on a fait des titres qui n’ont peut-être pas tous marchés comme nos musiques précédentes, et du coup on n’est pas autant repris qu’avant.

Cela vous a permis de continuer de composer librement ?

Ouais, je compte plus les albums (rires)

On s’est demandé également quel était votre rapport avec le langage créole. Est-ce que le choix des mots et de la langue rythment différemment la musique ?

On avait fait un premier album qui était un pot pourris d’ancienne chansons créoles mais qui ne s’était pas forcément autant bien vendu que les autres albums. Après, quand on est passé au français, on a aussi décidé de garder des titres en créole qu’on place au milieu de nos albums. Ça plait aux gens. Après, on est tous compositeurs dans la Compagnie Créole. Moi je compose mais je n’ai pas le temps de mettre des paroles par-dessus malheureusement. Mais vous savez, c’est égal qu’on chante en français ou en créole, tant que ça donne du plaisir et de l’émotion au public, c’est ce qu’on veut.

Cette émotion avec le public est toujours visible. Dès qu’on a appris que votre nom était dans la programmation, on a senti une attente des gens. Ils se réjouissent de vous voir.

C’est vrai ? Ah super ! On revient d’une tournée d’un mois et demi au Québec, c’était comme ça tous les soirs. La folie ! Là en plus, il fait beau, et ça va être la fête. Je me réjouis.

Vous êtes sans doute le groupe créole le plus connu, ou du moins le groupe créole francophone. Vous vous sentez comme des portes paroles de votre communauté ?

Peut-être à l’étranger. Mais en France, il y a le groupe Kassav avec leur musique qui sont plus roots que les nôtres.

Comment vous gérez votre emploi du temps, vos tournées ?

Moi j’ai un projet qui est de continuer de jouer de la musique. Je travaille avec un groupe de r’n’b dans le nord de la France, en plus de la Compagnie Créole. Moi, si vous voulez, la musique créole, c’est pas une musique que je jouais vraiment. Je sais la faire mais de base, je suis batteur de jazz. Mon truc, c’est ça. J’aime bien les standards de jazz et je pense que je vais un peu continuer là-dedans.

Comment vous voyez la scène musicale française maintenant ?

Il y a eu une évolution. Le son a énormément changé. Il y a toujours de jeunes chanteurs émergeants avec du très bon mais j’avoue que ce que je vois, ce n’est pas ma tasse de thé. Il y a des gens qui restent, des monuments. Après, c’est vrai que tout ce qui est machine, sons nouveaux, c’est pas mon truc. Il y a des musiques qui ne se prêtent pas à ce genre de pratiques par exemple. Les gens sont toujours attachés à une musique plus saine, organique et vivante. Nous on n’a rien changé, on ne pourrait pas faire autre chose que ce qu’on fait actuellement.

Jorris

J’ai changé. Maintenant au lieu d’écouter de vieux vinyles de rock, j’écoute de nouveaux vieux vinyles de rock. Franchement, j’ai changé

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