Kill West – « Smoke Beach »

OlivierPar Olivier  •  10 Août 2015 à 17:25  •  Albums  •   1 view

Lors de nos escales autour du monde, vous avez sans doute pu remarquer que le rock psychédélique est un phénomène global. Du Chili au Japon, de l’Italie à l’Australie, il y a toujours, au moins, une formation adepte d’expérimentations musicales.

Aujourd’hui, c’est d’un projet argentin qu’il est question : Kill West. Originaire de Buenos Aires, ce quintet vient de publier son premier album, « Smoke Beach ». Adepte des compositions qui savent prendre leur temps et des ambiances opaques, la formation séduit par sa maîtrise et ses morceaux où se croisent habilement blues, heavy, surf et drone.

Quatre genres difficiles à imaginer ensemble, n’est-ce pas ? Pourtant, le mélange est réussi et ‘Neon Cross‘ (ci-dessous) en est le parfait exemple. Un synthétiseur hypnotisant, une batterie lourde, une basse répétitive, une guitare qui incite aux balancements de tête et un chant ensorceleur, il n’en faut pas plus pour se faire emporter pour cinq bonnes minutes.

On pense par moments au rock lancinant des Wooden Shjips dans la progression des morceaux (‘Letting the Light In‘, ‘Coast to Coast‘), aux inévitables My Bloody Valentine (l’éponyme ‘Smoke Beach‘) ou aux contemporains Sonic Jesus pour l’approche heavy blues (‘Out of the Stars‘, ‘Golden Ice‘). Sans jamais imiter ces groupes, Kill West s’approprie certains aspects et les ajoute à leur formule personnelle, faite de riffs magnétisants et à haute teneur hallucinante.

Un premier opus qui s’écoute aussi bien ouvert au voyage intérieur, le casque sur les oreilles et allongé sur son canapé qu’en fond dans sa voiture ou devant son ordinateur. Aucune raison de ne pas y poser les oreilles, donc.

Crang Records – 2015

Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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