Kilbi 2017: Bonn(e) cuvée!

YannickPar Yannick  •  5 Juin 2017 à 19:56  •  Live  •   15 views

L’édition 2017 du Bad Bonn Kilbi s’est conclue hier soir. Comme on s’y attendait, on en a pris plein les oreilles, en bien comme en moins bien. Petit retour sur les moments que l’on retiendra.

Comme chaque année au Kilbi, il nous a été très dur de préparer un programme prédéfini des artistes que l’on ne voulait ne surtout pas rater, car sincèrement, on ne les connaissait de loin pas tous. Et c’est le but. Le petit jeu est donc de se balader entre les trois différentes scènes -la proximité de celles-ci rend l’exercice plutôt aisé- pour découvrir et se laisser porter. Le tout, sans se laisser distraire par l’envie de se poser à un bar pour boire une bière ou de déguster un falafel. Exercice exigeant vous en conviendrez, même si je crois qu’on peut dire que l’on s’en est pas trop mal tiré… pour une fois !

Il y avait tout de même certains noms que l’on avait entourés en rouge dans notre petit programme de poche, et ils n’ont pas déçu. Ainsi nous avons été conquis par le set très élégant d’Angel Olsen, puis toujours vendredi soir, par la performance assourdissante de Sleep. Autre rendez-vous que l’on attendait de pied ferme, The Moonlandingz, le samedi. Et là encore, la troupe emmenée par l’inégal Lias Kaci Saoudi a livré une performance endiablée qui a su nous convaincre. Finalement, LE moment de cette 27e édition était pour nous le passage de King Gizzard & The Lizard Wizard. Propulsés sur la grande scène pour ce premier passage au Kilbi, les Australiens ont plus que jamais assumé leur statut de headliner, s’affichant en réels patrons du rock pysché.

Joyeuses (re)découvertes

Mais comme on se tue à le répéter depuis quelques jours, le Kilbi est un espace de découvertes. Donc nous avons découvert, ou redécouvert. La bonne nouvelle est que bon nombre des groupes qui nous ont charmés sont issus du terroir national. Bonne nouvelle, car ce sont des groupes que l’on sera sans doute amené à recroiser dans le coin ces prochains mois, donc retenez ces noms. Schnellertollermeier, un trio suisse-alémanique qui envoie un son qu’on ne saurait vraiment définir, mais terriblement efficace. Autisti, le nouveau projet d’Emilie Zoé et Louis Jucker. Connaissant ces deux-là, on n’était pas trop inquiet sur la qualité, mais c’est toujours bon d’en avoir le cœur net. Finalement, mention pour les Fribourgeois de Pandour. Pas franchement une révélation, car on les connait depuis quelques temps tout de même, mais le live a vraiment mûri, pour le mieux.

Et puis parmi les groupes qu’il nous reste à mentionner, citons Flamingods et leur joyeuse folk psychédélique qui mêle musiques d’un peu partout et drum’n’bass, orgues népalais et synthétiseurs, mais aussi White Wine. Déjà car ce n’est plus si courant de jouer du basson de nos jours, mais surtout, car les Allemands développent un son singulier, qui mélange aussi bien les genres que les émotions.

Autant de moments qui nous rappellent, une fois de plus, que le Bad Bonn Kilbi est unique.

 
Auteur:
Yannick

Une semaine est composée de sept jours, une guitare possède six cordes et la main humaine compte cinq doigts. Bizarre, non ?

Dans le même genre...

Court retour sur le concert de Caballero & JeanJass à la Case à Chocs vendredi dernier et brève...

Les fans de hip hop satisferont leurs besoins de bon son avec Alaclair Ensemble et Murmures...

Le groupe de heavy metal américain jouera son meilleur album dans son intégralité vendredi dans la...