Kadavar dans les brumes des sixties

MalvinPar Malvin  •  27 Nov 2015 à 16:43  •  Live  •   1 view

La programmation du PTR n’a rien à envier à personne, surtout quand ils nous propulsent droit dans la face un groupe tout droit sorti des belles années acidulées. Le look y était. Le son y était. L’ambiance y était. Bordel, mais d’où sortent ces quatre Berlinois survitaminés, alors prénommés Kadavar ? Et The Shrine, dans tout ça ?

Créé en 2010, ce groupe allemand se fait une place dans le monde du rock tout en restant humble et discret. Il s’agit bien sûr de mon ressenti, surtout quand, à la sortie de la salle, je me replace dans notre période moderne. Oui, « replacer », c’est le mot. Car qui d’autre d’aussi rêveur et passionné de rock quinqua’ comme moi ne souhaiterait pas se transposer une bonne fois pour toutes en cet air du temps déjà couperosé. Sentir l’atmosphère coller à notre peau, vibrer au sein de ce mouvement collectif si magnifique, et pourtant si éphémère. Kadavar, eux, sont en plein dedans, avec la touche de stoner qu’il faut.

Un de nos rédacteurs, si ce n’est pour citer celui en chef, consentit également à leur venue par la suivante : « Cheveux, bières et riffs de goret. Quel beau programme. ». Un résumé qui convint parfaitement à la situation, même si au final, les gorets de l’enfer ne furent pas les vénérés Allemands. Car si leur concert était très bien, celui de The Shrine, le groupe précédant, était d’une excellence parfaite. Permettez le pléonasme, cela en valait largement la peine.

Lèvres poussées en avant, face défigurée en not bad, approuvant avec ferveur la lourdeur des riffs, ces Californiens nous auront balancé du rêve en pleine tronche. Un mélange de hard rock et de stoner poussé par une puissante locomotive de disto. Kadavar, eux, était plus propres, plus lustrés. Mais il manquait quelque chose. Une folie du rock. The Shrine, sorte de skateurs moustachus sous acide, s’étaient au contraire décidés de balancer sans vergogne du gros stoner stéroïdé. L’ambiance tourna aussitôt à l’électrique. Un régal.

Ce fut ce genre de concert où on en sort bavant, bouche bée, ne disant rien. Car il n’y aurait eu rien à dire.

 
Auteur:
Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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