MONO

OlivierPar Olivier  •  14 Août 2014 à 23:53  •  Japon, Tour du Monde  •   32 views

Parfois, on a beau être un acharné de gros son qui envoie et de riffs sauvages, il peut arriver que l’on se prenne à aller observer ce qu’il se passe aux antipodes, là où règnent douceur et tranquillité. Cela est mon cas. Une fois, c’est du folk. Une autre, des chants de marin. Quand, des fois, les temps sont un peu plus durs, je pars au loin avec de la musique du monde.

Et, quelques fois par année, je ressens le besoin de passer cinquante-cinq minutes assis dans un siège confortable, un casque sur les oreilles, les yeux fermés. Dans ces cas-là, j’ai, au préalable, connecté mon installation sonore et l’ai réglé avec précision et amour. C’est ainsi, lorsque le diamant de ma vieille platine rencontre les microsillons, que mon voyage commence.

Une expérience musicale, une pérégrination dans le Royaume des sens bruts, à mi-chemin entre le conscient et le subconscient. Une sensation de bien-être pure et des visions qui varient d’une fois à l’autre, tantôt stables, tantôt pétulantes.

Le disque tourne avec régularité. Dessus, une étiquette sur laquelle il est écrit en gros MONO et, juste en dessous, en plus petit et inscrit à la main, « For My Parents« .

Les plages sont peu nombreuses, mais elles possèdent tout le temps qu’elles désirent pour se mettre en place, nous transmettre ce qu’elles recèlent au plus profond d’elles-mêmes. De la joie, de la candeur, de l’admiration, de la nostalgie, de la colère, de la fougue, de la tristesse, que sais-je d’autre. Chacune d’elle nous évoque un tableau, mais nous laisse le peindre nous-mêmes, au fil des nappes de guitares qui voltigent et des cordes qui les accompagnent, subtiles et pourtant si robustes par moments.

Les changements de face du vinyle permettent de retrouver, le temps d’un instant, ses esprits, avant de repartir vers une prochaine destination, peut-être plus lointaine encore, peut-être non.

Il est, en revanche, certain que les Japonais, actifs depuis quinze ans maintenant, sont des maîtres de ce que l’on appelle le post-rock et qu’ils continueront à me faire rêver de temps à autre, quand l’envie naît, encore longtemps.

Intéressez-vous à leur discographie, riche de six albums, cela ne peut vous faire que du bien, et ce, autant aux oreilles qu’à l’âme.

httpv://www.youtube.com/watch?v=usHC-O1BPCM

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