Warped Tour 2014 – Sean Mackin (Yellowcard)

ThomPar Thom  •  19 Jan 2014 à 16:25  •  Interviews  •   133 views

Dans la série des interview du Vans Warped Tour, nous avons eu la chance de rencontrer Sean Mackin, violoniste du groupe Yellowcard. Ces originaires de Jacksonville en Floride ont rythmé notre jeunesse et celle de tant d’autres aux côtés de Sum 41, Millencolin, Blink-182 et autres Green Day.

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C’est dans les backstage du Warped Tour que Sean Mackin nous a accordé 10 minutes de rencontre. Entre la sortie de leur dernier album, son rapport à la composition et son amour du chocolat, le musicien nous a répondu, des fois un peu en marge du sujet de la question, promo oblige, mais toujours avec le même respect que nous lui portons.

L’espace de 10 minutes, Patrick et moi, nous eûmes de nouveau 15 ans.

LMDS: Comment se passe la tournée (Vans Warped Tour) jusqu’à maintenant ?

Sean Mackin: Tout va bien. Je crois que chaque fois que nous avons une opportunité pour tourner avec le Warped Tour, c’est un peu un défi. Quand nous étions plus jeunes, notre rêve était de faire partie de cette tournée. Maintenant, cela s’inscrit dans notre agenda de tournée. En plus, le fait que Kevin Lyman (NdT: fondateur du Warped Tour) nous invite personnellement, c’est très particulier pour nous. Et nous en avons profité pour le « mélanger » à la tournée Ocean Avenue. C’est vraiment une belle année qui s’achève pour Yellowcard, et lundi nous repartons à la maison avec le sentiment que 2013 est une réussite. Nous rechargerons nos batteries pour l’année 2014 et le « Yellowcard nouveau ».

Pensez-vous que le fait que le Warped Tour viennent enfin en Europe est une bonne chose ?

En Europe, vous avez vraiment une belle culture du festival, et je crois que ce qui est bien avec le Warped Tour, en tout cas aux États-Unis, c’est qu’il cherche toujours à toucher un public jeune, en se renouvelant. Et c’est un des seuls qui pensent comme cela. Et donc venir ici, avec tous ces groupes, pour proposer un événement en-dehors de la saison des festivals, et voir tous ces gens, c’est rassurant.

Kevin Lyman est vraiment le parrain des festivals américains et quand il ne s’occupe pas du Warped Tour, il est consultant pour d’autres projets. Et c’est vraiment formidable d’être une partie de ce qui est relié à lui.

Aujourd’hui, c’est cool qu’on puisse être en Europe, et prévoir de le refaire à l’avenir. L’année prochaine, ce sera les 20 ans du Warped Tour aux États-Unis, et je sais que je ne peux pas parler pour le reste du groupe, mais nous serions vraiment heureux de pouvoir faire partie de cette tournée anniversaire.

Comment le public reçoit-il le Warped Tour. Avez-vous eu de bons publics, ou est-il arrivé que cela soit plus dur de convaincre les gens ?

La musique change, comme les goûts. Aujourd’hui, nous trouvons que la musique plus heavy, le métal sont très populaires. Mais en faisant partie de Yellowcard, nous pouvons jouer devant 15 ou 5’000 personnes, et trouver que nous avons les meilleurs fans. En ce moment, c’est une période très spéciale pour Yellowcard, car nous avons sortis deux LP en deux ans.

Et nous avons sorti une réédition de notre album « Ocean Avenue » en acoustique. Le public a vraiment apprécié. Nous avons retravaillé 40% de l’album, en le voulant comme une sorte de remerciement.
Nous travaillons dur pour que le futur de Yellowcard soit assuré.

Pour toi, qui est violoniste, jouer sur un album acoustique était quelque chose que tu voulais faire à tout prix ? As-tu poussé un peu le groupe, ou vous vouliez le faire de toute façon ?

Oui, c’était quelque chose que nous voulions faire, tous. Nous avons fait une tournée acoustique en 2008, juste avant notre pause. Et depuis, les gens nous demandaient quand nous allions en refaire un.

Il faut savoir que 90% des chansons de Yellowcard naissent sous la forme acoustique, à part celle de l’ère « Lights and Sounds« , où nous avions les ressources et l’espace de répétition pour jammer tous les jours. Mais l’acoustique est notre manière de travailler à la base, et ce côté acoustique a toujours fait partie de l’histoire de Yellowcard.

Pour les 10 ans de « Ocean Avenue« , nous avons eu l’occasion de retourner en studio. Et c’était la première fois que nous avions déjà le matériel de composition pour enregistrer nos chansons. Même si nous ne les jouions plus depuis 8-9 ans, les membres du groupe connaissaient encore leur partie d’origine, celle écrite avant l’enregistrement sous forme non-acoustique.

Être un groupe avec un violoniste, c’est quelque chose de particulier dans le punk-rock. Pensez-vous que votre longévité vient de là ? Est-ce chaque album est un nouveau commencement car vous avez quelque chose de plus que les autres ?

Je pense que nous concevons le violon dans Yellowcard de manières différentes. C’est sûr qu’à chaque fois que nous avons l’occasion d’enregistrer un album, nous pouvons tenter des choses nouvelles. Cela apporte un plus au niveau de la musique, et le violon permet d’insuffler une atmosphère différente dans les morceaux d’un groupe de punk-rock.

La plupart des albums ne sont pas centrés sur les cordes, mais utilisent un type de corde. J’ai une relation spéciale avec le guitaristes au travers des solos que nous pouvons jouer. En fait, aujourd’hui on voit souvent 3-4 guitares sur scènes. Le violon joue en fait le rôle d’une guitare supplémentaire, mais en apportant un autre son. C’est un peu la touche Yellowcard.
La raison de ma présence dans le groupe vient aussi du fait que j’avais l’habitude d’écrire des chansons acoustiques.

À propos de composition, qu’en est-il de ta place dans le processus de création d’une chanson ?

Nous collaborons beaucoup quand il s’agit d’écrire des chansons. Ryan Key (le chanteur) vient avec une idée, j’y rajoute quelque chose, puis les autres membres apportent tous des éléments pour construire la chanson. Et Ryan Mendez, qui est un excellent songwriter, est vraiment efficace avec les logiciels informatiques, en plus d’être un très bon guitariste. Du coup, il gère tout ce qui concerne la création et la finalisation des démos. Nous avons donc un processus en trois parties.

« Ocean Avenue » est certainement votre album le plus populaire. Est-ce pour cette raison que vous l’avez réédité sous une forme acoustique, ou bien cela vient du fait que vous aimiez vraiment les chansons de cet album ?

Je crois que c’était plutôt circonstanciel. C’est tombé sur la période des 10 ans de l’album, nous avions un peu de temps, et nous voulions remercier nos fans. Et quand je parle de fans, il y en a qu’on peut reconnaître dans le public même après ces 10 ans. Donc, en guise de reconnaissance, nous voulions faire quelque chose de différent. Il est clair que nous aimons ces chansons, et nos fans les aiment aussi. Il fallait donc faire quelque chose pour eux, et nous avons décidé de reprendre cet album. Mais en pouvant lui donner une nouvelle saveur.

Comment décrivez-vous votre relation avec le public et les fans suisses ?

Ce n’a pas toujours été nos shows les plus sauvages. Mais il y a un grand respect et beaucoup d’amour pour Yellowcard ici. Pour moi, la Suisse est le plus beau pays du monde, en-dehors de l’endroit où je vis (Jacksonville, Floride). Si je devais vivre en Europe, je vivrais en Suisse, même si je sais que c’est cher (rires). En plus le chocolat est vraiment très bon (rires).

On arrive à notre dernière question, qui est une question que l’on pose à tous les artistes du Warped Tour. Si vous deviez décrire la Suisse en 3 mots, quels seraient-ils ?

3 mots: Beau, cher, chocolat (rires).

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