Huge Puppies – « Motorbike EP »

OlivierPar Olivier  •  1 Août 2013 à 16:26  •  Albums  •   103 views

722. Non, ceci n’est pas le nombre de clopes que l’on fume lors de nos séances de rédaction – quoique, on doit pas être loin -, mais bien l’âge de notre chère patrie, qui fête un nouvel anniversaire aujourd’hui même. Et vu que c’est la fête nationale, je vous propose une petite chronique d’un groupe du coin, dont on a déjà parlé ici-même à la fin de l’année dernière, les Huge Puppies.

Huge Puppies - Motorbike

Nous avions bien aimé leur premier album – au nom tellement génial qu’il mériterait une médaille -, « Ürsch« , essai constitué de treize titres chavirant dans la joie et la bonne humeur entre ska, punk, pop et reggae. Ces jours, les Lausannois reviennent avec un EP tout beau tout neuf et montre à cette occasion qu’ils ont toujours faim. À table.

40% ska, 60% punk, 0% matière grasse

« Motorbike« , c’est son nom, contient cinq titres aux origines communes mais aux styles différents. Les Puppies ont bien compris l’intérêt des EPs : la promotion. En panachant les genres, ils nous permettent de découvrir leurs influences variées et nous prouvent qu’ils ne sont pas bons qu’à faire skank-skank avec leurs guitares et pouet-pouet avec leurs cuivres.

Ainsi, si ‘Backup Against Myself‘ est un titre très pop qui passerait bien en radio pendant le déjeuner et ‘Chopin’s Melody‘ une ballade ska où le piano fait – évidemment – son apparition, le reste envoie la mayonnaise façon punk (‘Breakfast‘ notamment)… et c’est comme cela que la troupe sonne le mieux ! Mention spéciale à ‘To The West‘ dans ce domaine, chanson très bien structurée entre couplets qui montent en puissance et refrains menés par une basse percutante à souhait, le tout accompagné de cuivres qui s’adaptent bien à l’ensemble.

Avec ces cinq morceaux bien distincts, on oublie facilement de sortir le CD du lecteur et on se retrouve vite à passer une matinée à l’écouter en boucle dans la voiture. Des petits malins ces Vaudois !

Hommes de goût

On l’avait déjà remarqué avec « Ürsch« , les gaillards aiment les choses bien faites. Pour leur premier album, ils avaient opté pour un joli digipak, pour son petit frère, on a droit à une boîte standard mais accompagné d’un livret, une nouvelle fois, bien complet et qui, comble de la coolitude, se transforme en mini-poster une fois déplié. Les artworks du disque, signés Carolina et Philippe, montrent bien le côté allumé de la bande avec ses monstres en tout genre, son viking en moto (et drapeaux dans le croupion, s’il vous plaît) ou encore son ours dévoreur de cerveau. On apprécie en tout cas l’effort, peu de groupes se donnent autant de peine pour un EP.

Côté son, ce cinq titres a été enregistré au Studio Mécanique de La Chaux-de-Fonds par Julien Fehlmann (qui a, entre autres, bossé sur le « Sweet Symphonies » des Atomic Shelters) et Gwenaël Bonfanti. Pas grand chose à redire sur ce travail, mise à part que les voix sont peut-être un poil trop en retrait par rapport au reste ou alors, pas assez appuyées. Mais tout cela c’est de la pinaille et ça reste très facilement corrigeable.

Nous verrons lors du prochain épisode si il y a eu une évolution de ce côté-là. En attendant, profitons de cette bonne sortie et allons skanker sur nos monts jusqu’à ce que le soleil y annonce un brillant réveil.

httpv://youtu.be/IBL0AlnvaFk

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