Hills, voyage au centre de soi-même

OlivierPar Olivier  •  22 Oct 2015 à 18:19  •  Live  •   1 view

Depuis quelque temps, il est difficile de passer à côté du rock psychédélique. Après une période calme, il est dorénavant omniprésent et on ne compte plus le nombre de sorties chaque mois. Mais si un certain nombre de formations sont nées il y a peu, d’autres sont là depuis longtemps déjà.

C’est le cas de Hills, spécialiste de l’onirisme musical. Fondé il y a huit ans déjà, ce groupe suédois est adepte, depuis ses débuts, d’un rock lourd aux frontières de l’expérimental et qui laisse une place importante à l’improvisation dans ses compositions.

Les voix se font rares, l’immense majorité des titres étant instrumentale. Chez Hills, le but ciblé est l’exploration par la musique. Sur une boucle de base assurée par la section rythmique s’assemblent des hurlements de guitares, des parties de flûtes ou encore des samples divers. Parfois exigeantes, les créations de la troupe peuvent dérouter. Il est nécessaire de s’ouvrir et de se mettre dans de bonnes conditions pour découvrir ce que recèle ce type de musique.

Après un premier album éponyme publié en 2009 et son successeur « Master Sleeps » sorti deux ans plus tard, c’est au mois d’août de cette année qu’est apparu « Frid ».

Plus haut, c’est le soleil

On y retrouve, comme sur ses deux prédécesseurs, six titres. À ceux qui trouvent cela léger, une écoute entière dure plus d’une demi-heure et suffit largement à contenter l’auditeur, il n’est pas ici question de quantité, mais davantage de qualité et cohérence. La formation nous propose plus une expérience introspective qu’une suite ordinaire de morceaux.

On prend donc plaisir à se laisser guider par les différentes atmosphères et ambiances sonores. L’intensité de ‘Kollektiv‘ en ouverture, la médusante montée en puissance de ‘Anukthal is Here‘ (ci-dessous), les sonorités orientales de ‘Och Solen Sänkte Sig Röd‘ ou encore, pour conclure le disque, le chant quasi médiéval et le calme de ‘Death Will Find a Way‘.

« Frid », premier album original du groupe à être publié chez Rocket Records, est un projet dense et captivant, qui rappelle que le rock psychédélique possède de nombreuses facettes. Hills et son heavy à tendance expérimental en sont assurément une à explorer.

Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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