Montreux Jazz 2017: Générosité et patience pour ce jeudi jazzy !

ClairePar Claire  •  8 Juil 2017 à 12:06  •  Live  •   1 view

La chaleur de cette belle journée de juillet annonce un deuxième week-end de festival plus caniculaire que le premier. Bon nombre sont venus d’ici et d’ailleurs pour manger et profiter des concerts gratuits. A ce moment déjà, un brin de patience est nécessaire pour traverser les quais.

Photographie: © 2017 FFJM – Marc Ducrest

19h30, le hall du Stravinski accueille les impatients pressés de voir leur idole, des bénévoles qui se prélassent et ceux qui viennent se délecter de l’air conditionnée. Juste le temps pour moi d’attraper mon badge et un peu d’eau. 20h tapante, New Power Generation joue les premières notes. La salle n’est pas tout à fait pleine mais le public sait à qui il a à faire et ne lésine pas sur les encouragements. Au début, il faut s’y faire, le grand Prince n’est pas là.. Et puis chanson après chanson, on se laisse prendre au jeu et je dirais même plus on adore ! Le groupe fait le show, ils s’amusent sur scène, interagissent avec le public et grâce à leur immense générosité, leur bonne humeur est très vite contagieuse !

Malgré la diversité des musiciens sur scène, la solidarité est là, ils se comprennent et ils composent ensemble, c’est une œuvre commune qu’ils nous proposent. Piano, basse, batterie ; rap, soul, jazz, ils nous font voyager dans l’univers de Prince. Grand moment de nostalgie dans la salle lorsque que les premières notes de Nothing Compare to U résonnent, mais les sourires reviennent vite et chacun se plaît à reprendre le refrain. Même topo sur Purple Rain. Après 1h30 de concert, j’ai le sourire. La générosité du groupe est inconditionnelle, et ce n’est pas les chanceux de devant qui ont pu leur faire des checks qui diront le contraire ! Faire revivre un grand monsieur comme Prince le temps d’une soirée, c’est un vrai défi qu’ils ont relevé haut la main !

Un public sous pression

Les lumières se sont rallumées et voilà 30 minutes que le staff s’affaire à préparer la scène de Mademoiselle Lauryn Hill. L’impatience commence à se faire sentir dans la salle. La bonne humeur installée par NPG disparaît peu à peu. Les personnes assises commencent à s’énerver contre les autres debout qui leur marchent sur les doigts. 22h15, un espoir renaît, le DJ de Lauryn entre en scène. Il passe différents sons et chauffe la salle. Parfois, la voix de la chanteuse retentit. Ouf, elle est bien là. Un quart d’heure plus tard, on découvre ses musiciens, l’espoir grandit ! 22h40, Lauryn entre enfin sur scène !

Notre patience a été mise à rude épreuve mais comment s’en aller sans l’avoir entendue chanter, sans avoir vu son visage. La chanteuse n’a pas l’air à l’aise à son entrée sur scène. Elle fait venir sa coiffeuse, réajuste constamment des choses tout en se fondant en excuses. Elle nous transmet son mal-être. On veut l’aider, lui dire que c’est ok, puis elle reprend et on se laisse aller. Lauryn Hill c’est une grande voix et dès les prémisses de Everything is Everything, je savais que je ne serais pas déçue, fidèle à elle-même, elle nous transperce. Pourtant, l’attente a eu raison de moi, et je m’en suis allée un peu avant la fin pour prendre mon train qui avait…. 20 minutes de retard ! Le 6 juillet, serait-il le jour de la patience?

 
Auteur:
Claire

Réveillée depuis petite par un papa qui presse « play » dès le réveil, j’avais deux options : détester la musique ou la chérir. J’ai choisi la seconde. Depuis, elle ne me quitte plus et berce mon quotidien.

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