Garden Portal: « On n’est pas axés sur le show, la musique est au centre »

PatrickPar Patrick  •  13 Juin 2015 à 13:46  •  Live  •   1 view

Le temps était incertain vendredi soir, l’orage menaçait. La direction de Festi’Neuch a préféré prévenir que guérir et a ainsi annulé tous les concerts prévus sur la scène de la Marée.

Manque de chance, le premier groupe avec qui nous avions rendez-vous hier, Garden Portal, devait jouer sur la petite scène. Nicolas et Manu ont tout de même tenu à rencontrer la presse avec un poil de déception dans la voix.

Comment vous vivez l’annulation des concerts à la Marée ?

N : Pas mal déçu, mais là c’est passé. On s’est mis dans le bain des interviews et je crois que c’est bon, en tout cas pour moi.
M : On a pu extérioriser notre déception, donc là ça va.

Vous avez cherché un plan B ?

N : Ça a été ma première réaction de chercher les alternatives. Il y a des mesures assez strictes sur le site du festival quant aux lieux où on peut faire du son. Nous on voulait faire un truc vraiment punk en dehors du site, mais le son aurait été mauvais et, peut-être, l’arrivée des flics au bout de trois minutes. On nous a proposé l’espace média, mais je pense qu’on va plutôt profiter de la soirée.
M : Jouer pour l’espace presse, ça veut dire pas d’accès pour le public. Nous on voulait partager avec le public à la base.

Garden Portal c’est tout neuf, qu’est-ce que c’est ?

N : C’est de la musique (rires). C’est tout frais, c’est vrai, on a sorti le disque en novembre dernier, une dizaine de concert a suivi et maintenant on cherche un peu à s’exporter en dehors de la région.

Comment définiriez-vous votre musique ?

M : On fait de la pop classieuse, même si c’est ce qui me vient en premier, ça fait un peu prétentieux de le dire comme ça en interview (rires). Mais c’est ce que je pense de la musique que Nicolas écrit. Je ressens tellement d’influences, que ça soit du jazz, du classique, du gospel et même du rock, du coup, définir ça en un mot c’est difficile. Je pense que simplement on fait de la pop.

Des fois on a l’impression de se balader entre Muse et Sigur Ros

N : Il y a sûrement un peu de ça, j’ai longtemps écouté Muse au début de leur carrière. C’est peut-être une influence mais que je n’ai pas choisi. Sinon je cherche plus dans la new folk, du style Departement of Eagles ou The Barr Brothers.

Vous avez enregistré un concert à la Maison du concert, vous avez joué au Pommier, ce soir ça aurait dû être la Marée, vous avez un penchant pour les scènes intimistes ?

N : Ce soir on n’a pas choisi, même si c’est la plus petite, c’est tout de même moins intimiste que les autres endroits où on a joué. Notre musique n’est pas axée sur le show, la musique est vraiment au centre et pour partager avec le public, les caveaux de 30 personnes nous correspondent bien. On est tout de même très contents d’avoir été invités à nous produire ici, même si au final, on ne joue pas (rires).

Nicolas, tu joues pour plusieurs autres artistes, comment tu gères ces différents projets ?

N : Mal, vu que je viens d’arrêter avec Olivia Pedroli (rires). Non, j’ai voulu mon consacrer à Garden Portal, du coup, on s’est séparés en bons termes. Après, je m’arrange pour avoir les dates à l’avance et m’organiser. Mon agenda et plein, mais c’est gérable.
M : Ce qui est difficile c’est de s’arranger entre les quatre pour trouver des moments pour répéter. On est les quatre sur plusieurs fronts, mais c’est la vie qu’on aime avoir. Garden Portal prend une place supplémentaire, vu qu’on sent le potentiel et l’attachement qu’on a pour le projet. On arrive à faire de la place.

Et Festi’Neuch, ça représente quoi cette invitation ?

N : La joie était présente, c’est clair. C’est la première fois qu’on aurait joué devant 1’000 personnes. Malheureusement ça ne se fait pas (rires). Oui, je sais, j’ai dit que c’était passé, mais je suis quand même un peu fâché.

Un souvenir particulier à Festi’Neuch ?

M : J’y ai joué avec Elkee il y a quelques années, c’était un super concert.
N : Je ne sais pas si mon souvenir et bon ou pas. C’était en 2006 quand j’ai joué avec Bambeat. On est monté sur scène sans savoir vraiment ce qu’on allait faire de notre duo batterie et synthé. Au bout d’une demi-heure, je suis sorti de scène, je n’avais plus d’idée quoi faire. On a pris cinq minutes et on s’est dit « il faut qu’on y foute », alors c’était reparti. Les gens étaient contents, du coup c’est quand même un bon souvenir.

Si je vous dis « moite-moite » ça vous fait penser à quoi ?

N : Mon état maintenant (rires)
M : Je ne vois que la fondue là, comme ça.

Je ne sais pas si on aura une bonne réponse ce week-end… Allez faire un tour du côté du stand en face de la grande scène, ça ne sera qu’une bonne surprise.

Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

Dans le même genre...

Le groupe de heavy metal américain jouera son meilleur album dans son intégralité vendredi dans la...

Richard Galliano et Ron Carter clôturent avec complicité le succès de l'édition 2017 du festival...

Le Joshua Redman Trio était à la hauteur des attentes au JazzOnze+ Festival de Lausanne.