For Noise 2013 – Entre scouts et sciure

YannickPar Yannick  •  24 Août 2013 à 16:44  •  Live  •   30 views

Sur les hauts de Pully qu’il m’avait dit. Tu verras, c’est simple à trouver. Sauf que lorsque mon GPS m’annonce d’une voix chantante «vous êtes arrivés», le doute s’installe en moi. Quartier résidentiel, jolies maisons, zones 30… On est où ?

BRNSC’est uniquement en voyant plusieurs groupes de jeunes gens, et moins jeunes, converger vers un petit chemin s’enfonçant dans la forêt que je me dit que, finalement, peut-être, c’est bien là. Un parcage latéral en côte maitrisé du premier coup plus tard, je me dirige donc vers ce qui semble être le site du For Noise Festival.

Entre scouts et sciure

C’est bien là. Dans la forêt, coincé entre un chalet à scout et une scierie que se tient la 17ème édition du Pully For Noise. Sauf qu’avec toute mes  tergiversations géographiques, j’ai loupé le début du concert de BRNS ! Mais pas de beaucoup, ça va. Les Belges livrent une belle prestation. Les quatre musiciens jouent agglutinés au milieu de la scène, dans un enchevêtrement d’instruments. Ils enchainent leurs morceaux énergiquement. C’est musicalement très propre, visuellement intéressant. La soirée est lancé ! On se dirige ensuite direction la scène Abraxas, qui sied à l’intérieur même du chalet à scouts. Malheureusement, impossible d’entrer, la salle étant déjà bondée. On profite donc du concert d’Emilie Zoé depuis dehors, un verre de blanc à la main, se disant que, quand même, on serait vachement mieux dedans. Ce n’est que partie remise !

Wire prennent place sur la grande scène. Les Britanniques nous servent une prestation puissante. Les années de scènes se ressentent, dans le sens positif. Un final en beauté avec une belle envolée de guitares. Beau. Retour à l’Abraxas pour découvrir H-Burns. Cette fois nous pouvons nous faufiler avant que le monde envahisse le lieu. Trois guitares, une basse, un synthé, ça fait du bruit ! Renaud Brustlein, son t-shirt Fearless Records et ses musiciens alternent morceaux pop-folk-rock avec d’autre plus rock indé aérien, rappelant par moment Syd Matters. Plaisant.

L’un des meilleures concerts de l’été

Eels prend possession de la grande scène. Mark Everett et ses musiciens débarquent tous habillés en training adidas. Classe. Les Américains nous ont concocté une set liste très axée blues-rock parfois entrecoupée de morceaux plus calme tel ‘That Look You Give That Guy’ ou ‘Dirty Girl’. Un régal. Il y a une belle complicité entre les musiciens. Everett est en forme. Le final se fait sur un mashup de ‘My Beloved Monster’ et ‘Mr. E’s Beautiful Blues’. Génial. Ils reviennent ensuite pour un rappel hors délai. Ils se font d’ailleurs rappeler à l’ordre par l’organisation. Fi ! Ils enchainent avec une autre chanson. Le staff commence déjà à démonter le set. Ca sent la mise-en-scène à plein nez, mais s’est sympa quand même. Presque 1h30 de concert en tout. Une prestation exceptionnel, l’un des meilleures concerts que l’on ait vu cet été.

Encore sous le coup de l’émotion, on s’assoit dans l’herbe pour «refaire le match». Au loin The Horrors font leur show. C’est pas franchement mauvais, mais ce n’est pas incroyable non plus. La batterie est beaucoup trop présente, la basse trop prononcé…

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