Festi’Neuch 2014: le son et la nourriture font bon ménage

PatrickPar Patrick  •  14 Juin 2014 à 17:06  •  Live  •   1 view

L’arrivée au festival s’est faite au pas de course ce vendredi. Avec le collègue Thom on s’est un peu oubliés, mais grâce à la grande efficacité de l’équipe de presse de Festi’Neuch, tout s’est passé comme sur des roulettes.

PaulKPhoto accueil: 20 Minutes

L’interview de Mark Berube a pu être légèrement décalée. La très sympathique Julie nous amène même un breuvage nous voyant à bout de souffle après le sprint posé entre le fun’ambule et l’entrée de la zone réservée à la presse. Cette entrevue avec le Québécois sera d’ailleurs à retrouver ces prochains jours sur notre site.

Mais revenons à nos moutons. Ne sachant pas quoi faire en attendant l’interview suivante je rejoins mon colocataire et d’autres collègues au concert d’Angie Ott. L’ancienne finaliste de The Voice Switzerland essaye de créer le show, mais c’est un peu peine perdue, il doit faire 30° au sol et la gueule de bois est présente chez beaucoup de festivaliers. Petite balade sur les Jeunes-Rives de manière très nonchalante, c’est vrai que celui dont on parle depuis des jours ne se produit qu’à 22h30. Il reste donc cinq heures à combler. Quoi de mieux donc que de manger !

Premier stop de cette journée au stand Burger le moins cher et certainement le meilleur du festival. « Et un cheeseburger avec du lard pour celui à qui ne suffit pas la carte ! » me sort le patron en me tendant mon sandwich. Limite gêné d’avoir osé demander un supplément de lard j’entame ma tranche de viande hachée entre deux buns. Mmmmh, un véritable délice. La petite cahute se trouve en face du chapiteau, vraiment au bord de l’eau, amateurs vous savez où vous rendre.

Une fois le tout digéré et tassé grâce à une boisson houblonnée, rendez-vous devant Julien Doré pour retrouver les autres personnes qui composeront notre petit groupe pour la soirée. Le Français est étonnamment bon sur scène, moi qui avais des doutes, ils sont effacés directement. Il a beau être bien sympathique le Julien mais les choses sérieuses commencent au Brésil, direction donc le Phare pour ne pas manquer une miette de cet Espagne-Pays Bas qui promet.

Les Espagnols se prennent une rouste, parfait, j’ai faim. Un coup d’œil à Yodelice plus tard, je me retrouve devant mon stand préféré : le chinois ! Chaque année j’en fais une cure. Jorris me rattrape « Hey mec on se bouge voir Paul ! » c’est vrai que la transhumance entre la Lacustre et le Chapiteau a commencé et ça bouchonne sévère. J’engloutis vite fait mon rouleau de printemps, on m’amène mon sirop de malt. C’est bon ça peut commencer.

Paul Kalkbrenner – ‘Guten Tag

httpa://www.youtube.com/watch?v=5itYb9JG1g0

Les cinq heures d’attente n’auront pas été vaines. La panse bien remplie je me prends le show Electro du Berlinois en plein dans les dents. Ouch ! Je ne connaissais le gaillard que de nom et les morceaux présents sur la toile sont avant tout des sets d’une heure et plus. Du coup, j’y suis en total béotien, mais un béotien admiratif. Si on se plaint souvent de la sono du Chapiteau pour le Rock et le Hip-Hop, en ce qui concerne l’Electro ça envoie du lourd. On se souvenait évidemment du grandiose show de Moby en 2010. En ce vendredi, on n’était pas loin de cette même ambiance survoltée.

Une heure et demie de son tout ce qu’il y a de plus pur, je ne m’attendais sérieusement pas à ça. Jorris, présent avec moi au concert, n’en revient pas non plus. C’est gigantesque, le festival de son et lumière laisse sans voix et ça tombe plutôt bien, après deux jours de Festi’Neuch elle a un peu disparu.

Les derniers accords sont lâchés par l’Allemand et c’est à ce moment que mon ventre recommence à crier famine. Cette fois ça sera indien avec Alex et Jorris. On pensait y croiser Glenn, mais non, il a dû déserter ses racines pour le coup. Tant pis. On finit tranquillement notre énième repas de la soirée avant d’aller se prendre une dernière bière et profiter de We Love Machines. Les Bernois resteront comme la révélation de ce vendredi de Festi’Neuch. Deux DJs, une batterie, l’efficacité poussée à son extrême de quoi conclure en apothéose une soirée mémorable aux Jeunes Rives.

Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

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