Elynn The Green : « Il y a une grande place à l’imaginaire. »

JorrisPar Jorris  •  13 Juin 2016 à 18:21  •  Interviews  •   1 view

Des moments sympathiques, chaleureux et emprunts d’une légèreté toute magique, Festi’Neuch en regorge. De ces belles rencontres, on retiendra surtout celle avec Elynn the Green. 

Ce sont deux magnifiques chanteuses qui nous reçoivent pour terminer en beauté cette édition 2016. Elynn the Green, c’est le projet d’Irina et Stéphanie, deux amies qui ont uni leurs voix pour conter, raconter et chanter des histoires. De cette simplicité se dégage une atmosphère enchantée, capable de toucher le coeur des mélomanes. Un concert à la Marée qui aura été tout simplement exemplaire et précieux.

Bonjour Elynn the Green. Comment s’est déroulé votre concert ?

On a eu peur avec le temps, mais la pluie s’est arrêtée juste avant qu’on commence et elle a repris juste après.

Cette scène de la Marée vous correspond finalement assez bien, c’est assez intimiste.

Oui, ça ressemble pas mal à des petites scènes qu’on a pu faire. Mais on ne joue pas encore beaucoup en festival, on est plus adepte de petits théâtres. Du coup, c’est plus intimiste mais c’est vrai que ce genre de scène nous va très bien et puis c’est un horaire (nda: 17h00) qui correspond très bien à Elynn. Les gens viennent boire l’apéro, ils ne sont pas encore en recherche de gros sons.

Vous êtes les deux mais il y a aussi un groupe derrière. Vous êtes toujours avec les mêmes ou est-ce qu’il y a une sorte de tournus ?

La batterie et le violoncelle sont souvent les mêmes mais le guitariste change pas mal, oui. A la base, c’est Thierry Jaccard qui joue avec The Two, donc il joue partout. Lui il a un remplaçant mais il est à la base du projet Elynn.

Du coup c’est quoi la relation entre Elynn et The Two ?

On est les mêmes, je serais Yannick et Stéphanie serait Thierry (rires). On a rencontré Yannick grâce son groupe de funk et il y a ce côté famille qu’on aime bien. Et puis on a un morceau en commun, on verra si un jour on fusionne. On s’appellera The Four (rires). On a déjà joué ensemble quand on est dans les mêmes festivals. Mais pourquoi pas une fois créer un concert avec plein d’invités.

Le festival vous a catégorisé dans la Folk Country, c’est quelque chose qui vous parle ?

Oui, complètement. Quand tu composes un album, il faut mettre à un moment donné une sorte d’étiquette pour que les gens puissent s’y retrouver. Et ça ressemble à de la folk dans le sens où c’est guitare-voix et que ça ressemble à ce qu’on écoute. Après, on a aussi des moments plus éthno, où on parle de nos origines et où les gens voyagent avec nous.

Le voyage, c’est quelque chose d’important pour vous ?

On ne recherche pas du tout à ressembler à des musiques existantes. Quand on écrit nos musiques, on a limite un film en tête, des images. Si on pouvait composer pour des films, on serait ultra heureuse. C’est vraiment ça, c’est des paysages, des histoires qu’on a lues. Il y a une grande place à l’imaginaire. Mais c’est aussi nos personnalités, on est des grandes rêveuses et je crois que ça se ressent dans nos concerts. Quand les gens viennent nous dire à la fin que notre musique leur a fait penser à un roman en particulier, on se dit que c’est mission accomplie.

Comment vous faites pour composer à deux ? Vous amenez des idées chacune à votre tour ?

On a sorti une démo avec quelques morceaux dessus où c’était plus ça. On amenait chacune nos idées, nos influences. Mais le dernier EP qu’on a fait, on l’a composé à trois avec Thierry. Pour chaque chanson, on était les trois. Thierry proposait un rift de guitare et ça venait tout seul. Il n’y avait pas de règles. On était à Nax dans un chalet donc il y a des idées qui naissent pour amener notre musique à sa finalité. On n’arrive pas à composer sur la route de toute façon. Parfois, il faut savoir s’ennuyer pour mieux réussir à composer ce qu’on veut. On respire un peu et on se met au calme.

Le voyage est au centre de votre univers musical, est-ce que vous auriez envie de voyager tout en jouant votre musique ?

C’est un des buts, qu’on sorte de la Suisse. On a déjà joué pas mal en Suisse, on a des morceaux qui passent en radio, on a de la chance. On a été surprise par le parcours d’Elynn qui a été jalonné par pas mal de choses qui nous ont poussées à aller de l’avant. Mais le voyage, oui. On est quand même assez posée, avec l’âge et tout. On n’a pas forcément envie de faire une tournée pour dire qu’on a fait une tournée. On veut le faire dans de bonnes conditions avec nos musiciens. De toute façon, dès que l’une ou l’autre part en voyage, on ramène dans nos bagages des histoires, des musiques etc. On s’inspire de tout ça. Tout d’un coup on accompagne The Two dans une grande tournée américaine (rires)

 
Auteur:
Jorris

Personne ne sait véritablement ce que je fais dans cette rédaction à part râler sur Yannick. Sinon, j’attends le comeback d’Elvis Presley.

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