Electrosanne: La techno de Gaspard de la Montagne

MalvinPar Malvin  •  5 Sep 2015 à 15:48  •  Live  •   0 views

Il représente la nouvelle scène électro chaudefonnière. Plus besoin de doudoune thermostatique, sa techno aux basses lancinantes suffit amplement. Et si ça ne devait vraiment pas fonctionner, retournez vous coucher.

Spotté par Couleur3 et Creaked Records, il faut dire que la scène électro-helvétique est en plein éveil. Assis là, dans l’espace presse, Gaspard se prélasse dans ce milieu spécialement créé pour accueillir cette fameuse scène. Il est temps que je pose quelques questions à ce jeune Dj designer. Première entrevue electrosannière.

Présente-toi donc !

Je m’appelle Gaspard de la Montagne, et j’ai commencé à mixer autour de 16 ans grâce au hip-hop, autour du scratch et du rap. J’ai ensuite continué, passant par la drum’n’bass, pour finir maintenant dans la techno. J’ai sorti au total deux EPs, « Pôle » en 2013 et « Stallion » cette année.

Comment as-tu forgé ce parcours à travers ces différents styles que tu cites là ?

J’ai toujours été hyper ouvert, touchant à énormément de style. Et c’est en écoutant et découvrant différentes choses que je me suis forgé. Un beau jour, la drum’n’bass fut une révélation, et maintenant, plus du tout ! J’ai simplement gardé l’esprit ouvert.

En ce moment, c’est donc le tournant techo. Qu’est-ce qui te fait crocher dans cette musique ?

Je pense que c’est ce côté transcendantal de progression assez lente. Cet ensemble d’éléments s’empilant les uns sur les autres. Finalement, c’est un travail dans la subtilité. Quand tu rentres dans un set, il y a clairement ce côté transe qui prend le dessus. Autant pour le public que pour moi, devant ou derrière les platines.

Ça me rappelle les mots de Laurent Garnier, qui refuse de faire un set avorté. Pour lui, il lui faut plusieurs heures.

C’est sûr qu’un set de quatre heures peut être super intéressant. En ce qui me concerne, j’aime aussi faire des sets plus court. Ce soir je joue deux heures, parfois moins, et j’aime toujours autant. C’est bien de savoir gérer un set en fonction du temps. Tu crées une évolution en conséquence afin d’amener le public avec toi.

Tu nous as parlé avant de tes deux EPs. Le descriptif du festival décrit une évolution entre les deux. Verdict ?

Alors là, c’est un peu plus subtil. Je suis pas forcément d’accord avec la description. Il est tout aussi bien pour mixer, malgré son côté plus posé. Pour moi, il s’inscrit clairement dans la continuité du projet. Il y a peut-être évolution, mais de rupture.

Parle-moi un peu de la scène électro à la Chaux-de-Fond.

Y’a pas énorme. C’est clair qu’il existe deux-trois collectifs, mais concernant la scène électro chaudefonnière, j’ai toujours fait cavalier seul. En ce qui concerne les soirées, il y a parfois des grosses soirées au Bikini Test que j’organise parfois, environ une par saison. C’est important de vouloir faire vivre et d’alimenter la scène électro.

Et avec la crew du Michigang de Neuchâtel, dont FlexFab ?

On s’est rencontré pour une tournée en Belgique il y a pas longtemps, et on a bien discuté. Des types supers. Mais il n’y a pas de collaboration qui s’est mise en place, on fait notre musique et on apprécie ce que notre voisin crée. Qui sait, peut-être dans le futur !

Je vois que tu fais partie de Creaked Records, label suisse qui comprend entre autre Larytta. Un coup de chance également?

Mon entrée dans le label s’est faite un peu différemment. Avec un autre pote, j’avais à l’époque un autre projet, Cask, qui devait voir le jour avec l’aide de Léo, de Creaked. Ça ne s’est pas fait, mais j’ai continué à garder contact avec lui, et au fil des démos, ça s’est officialisé.

Ton nom vient-il réellement d’un roman ?

Alors oui, mais il faut avouer que je ne l’ai même pas lu. Il s’agit simplement du roman « Gaspard des Montagne » que mes amis m’ont offert, pensant que ça me correspondrait bien. Et c’est vrai, je vis dans l’alpage (rire) ! Mais je n’ai pas encore trouvé d’histoire incroyablement intéressante à raconter à ce sujet. Un jour viendra.

Le peuple aurait tendance à dire que les Djs n’écoutent que de l’électro…

C’est faux ! Personnellement, j’écoute 80% de musiques autres que de l’électro. Beaucoup de pop, de folk, de hip-hop. Ce n’est pas forcément nécessaire, mais c’est toujours bien sortir de ce que tu fais, voir les possibilités que tu as autour de toi. Je collectionne depuis longtemps les disques, c’est devenu un réflexe pour moi.

On t’envoie sur une île déserte, avec un album comme unique compagnie. Lequel prendrais-tu ?

(Après une minute de réflexion) Je prendrai Songs From a Room, de Leonard Cohen.

Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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