Dom La Nena – « Soyo »

AlexPar Alex  •  9 Mar 2015 à 07:00  •  Albums  •   1 view

« Soyo » invite à découvrir la beauté d’une personnalité. Dom La Nena livre son album le plus personnel. La bossa-nova brésilienne rencontre les percussions africaines et le piano classique s’accorde avec les claquements de mains.

La petite est de retour. Dom La Nena n’a rien perdu de sa délicatesse depuis « Ela » en 2013. Ce premier album doucement folk montrait déjà le talent de la jeune pianiste et violoncelliste brésilienne. Puis, elle a enregistré « Birds On A Wire » avec Rosemary Standley de Moriarty. Elle dévoile à présent toute la richesses de ses origines métissés dans « Soyo ».

Née à Porto Alegre, elle grandit entre cette ville côtière du Brésil et Paris tandis que son père termine un doctorat. À 13 ans, elle s’installe à Buenos Aires en Argentine. Ce mouvement constant entre diverses parties du monde influence directement sa musique. Ainsi, elle compose des mélodies mélancoliques aux couleurs de la bossa-nova, de la sensualité du tango et de l’énergie de la pop. Elle sera notamment au Cully Jazz Festival le jeudi 16 avril. Il serait dommage de la manquer. Croyez-moi.

Trois langues et un coeur tendre

La musique de Dom La Nena sonne comme les vagues contre le continent, car elle caresse l’oreille avec  fraîcheur et délicatesse. De surcrôit, elle le fait en trois langues. Ainsi, ‘La Nena Soy Yo’ pétille comme les rayons sur l’océan et met immédiatement un sourire sur les lèvres; rien de plus, rien de moins. Plus loin, les claquements de mains, la steel guitar, les vocalises, le violoncelle pincé et le crescendo de ‘Juste une chanson’ nous renvoient aux berceuses de l’enfance. C’est aussi la plus belle composition de l’album. Peu de français, mais juste les phrases qu’il faut !

Le rythme devient alors entêtant avec ‘La Golondrina’ qui nous invite à dandiner gentiment la tête et rêvasser sans limite. Ce morceau accompagne Dom La Nena depuis toujours car il est déjà présent sur le premier EP de la brésilienne. Elle chante ensuite en portugais sur ‘Lisboa’. Elle nous évoque une longue et paisible promenade au bord du Tage, dans Belém. Enfin, nous revenons au piano avec ‘Era Una Vez’.

Au final, nous écoutons un mélange entre la gravité de Lhasa de Sela et l’onirisme de Patrick Watson (qui prévoit un nouvel album en mai si jamais).

Six Degrees Records – 2015

Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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