Dj Dobs, une passion sans faille depuis toujours

JorrisPar Jorris  •  10 Juin 2016 à 14:38  •  Interviews  •   4 views

Hier soir, nous étions aux platines de la Silent Disco de Festineuch pour un petit moment réjouissant. Le principe reste le même, quelques Dj mettent des disques et on s’amuse à chanter à tue-tête « Po Po Po ». Mais comme nous restons des journalistes, on n’a pas pu s’empêcher de poser quelques questions à notre concurrent.

Dj Dobs, alias Philippe, était présent à nos côtés pour animer cette soirée. Dj depuis 24 ans, il est surtout connu pour être LE Dj neuchâtelois, celui qui te fait danser le 1er août. Rencontre au bord du lac avec un homme passionné.

Salut Philippe, 24 ans en tant que Dj, comment t’as débuté là-dedans ?

C’était un paris, je traînais toujours au Shakes à l’époque. Je connaissais bien le patron et puis une fois je lui ai dit que si son Dj était malade, je pouvais mettre de la musique. Il m’a répondu que ça ne jouerait jamais parce que j’étais beaucoup trop hard et pas capable de mettre autre chose. Et puis un soir du 1er août, le Dj du Shakes mixait ici à Neuchâtel au bord du lac et je l’ai remplacé. Le patron a trouvé que c’était sympa et j’ai mis autre chose que du hard rock.

Tu as gardé ce contact avec la musique depuis toujours mais qu’est-ce qu’il y avait avant que tu sois Dj ?

J’ai commencé tout jeune à faire du tambour dans une fanfare, après j’ai fait de la batterie et j’ai joué dans un groupe de hard rock. Je suis aussi parti aux Etats-Unis, je voulais essayer de vivre de ça. Je suis devenu Dj parce que dans les camps de ski, j’avais toujours peur d’aller danser avec les filles alors je me cachais toujours près du Dj et je regardais comment il faisait. Comme ça m’a plus, c’est ce que j’ai voulu faire.

Est-ce que tu aurais voulu faire une carrière musicale ? T’aurais pu tout lâcher pour la musique ?

J’ai tout lâché en fait à un moment. Je travaillais au guichet d’une banque et j’en ai eu marre après 9 ans. J’ai tout lâché, on est parti avec mon guitariste à Los Angeles. On a essayé de bosser dans la musique pour Hollywood en 1989, à l’époque des Guns N’Roses, Bon Jovi et Europe. On est parti là-bas et malheureusement il y avait de la concurrence. Pour un petit groupe européen, ça ne passait pas vraiment. On a vécu notre petit rêve américain et puis on est rentré. Après, s’il y a toujours des opportunités, si AC/DC me demande de venir taper avec eux, je dirai pas non. Mon rêve ce serait de mourir derrière ma batterie.

Tu peux nous parler un peu de ta carrière de batteur ?

J’ai joué dans un groupe de Hard Rock neuchâtelois, Wells. On était un peu connu sur la scène romande, on a fait des CD et puis maintenant, on s’est reformé avec les anciens et on fait des reprises dans les pub, dans des petits festival comme le Corn’Rock ou aux promo du Locle mais juste pour se faire plaisir.

Quand t’es parti en 1989, tu t’es pas dit qu’il fallait en fait partir moins loin que Los Angeles, comme l’Angleterre ou l’Allemagne ? Finalement comme Krokus a fait.

Ouais, Krokus c’est un bon exemple pour la Suisse parce que c’est un peu les premiers qui ont percé ailleurs. Mais moi j’ai choisi Los Angeles parce que c’était l’été toute l’année. Tout le monde allait à L.A à l’époque mais j’aurais peut-être dû choisir un autre endroit. Après, c’est un peu une loterie, faut être au bon moment au bon endroit. Mais c’est difficile quand t’es Européen de concurrencer les Américains.

On te connaît ici à Neuchâtel parce que tu es le Dj du 1er août et à la Fête des Vendanges. Comment est-ce que t’en es venu à être celui qui fait danser les neuchâtelois durant ces soirées ?

Je suis un ancien de la fête de l’uni et j’ai toujours mixé là-bas. On a repris le stand du FUN à la Fête des Vendanges aussi, ça va faire 24 ans cette année. Et puis le 1er août, à force que des gens de la ville viennent au stand du FUN ou me voient aux promo du Locle, et à d’autres places, ils m’ont demandé de venir animer le 1er août. Ca va faire 10 ans maintenant que je fais ça.

Quand tu es Dj, c’est toujours un peu compliqué de ne pas mettre que des musiques qui tu aimes. Du coup, comment tu gères ça ?

A la base je suis un vrai hardeux. J’avais les cheveux longs, je me suis coupé les cheveux il y a deux ans. Mais tu peux pas mettre que du hard dans les soirées. J’ai vécu les années 80, les années disco et c’est ce qui me fait le plus vibrer. Aujourd’hui j’écoute aussi ce qu’écoutent les jeunes, je fais pas mal de soirées dans des camps de ski, je fais des soirées dans les écoles alors je me suis ouvert à tout.

Quand tu vas dans des camps de ski, tu es confronté à des jeunes de 12 à 14 ans. Qu’est-ce que tu amènes toi et comment tu voies leur musique à eux ?

Il y a un immense décalage, c’est vrai. Mais quand ils me voient, ils sont toujours épatés parce que j’ai su me mettre à jour aussi. J’écoute pas mal de radios différentes, j’ai des amis qui ont des enfants de ces âges et je leur demande souvent ce qu’ils écoutent. Je passe de tout et je m’adapte au public.

Où est-ce qu’on peut te voir prochainement sur les scènes neuchâteloises ?

Je serai à la Neuveville pour les 30 ans de la zone piétonne, aux promo du Locle, le 1er août et à la Hot Siberia.

 
Auteur:
Jorris

Personne ne sait véritablement ce que je fais dans cette rédaction à part râler sur Yannick. Sinon, j’attends le comeback d’Elvis Presley.

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