Deep Kick – « Human Buzz »

AlexPar Alex  •  20 Jan 2014 à 12:00  •  Albums  •   58 views

Le funk disparaît des ondes. Les virtuoses régionaux de Deep Kick le réanime et avec des riffs bien acérés en bonus. Et nous les remercions. Nous vous proposons une chronique de leur premier album, « Human Buzz », qui sortira le 24 janvier prochain dans le monde entier. Ils ont déjà trois EPs à leur actif et se sont produits de nombreuses fois en live où ils déchargent l’électricité de leurs morceaux capables de faire transpirer même le plus aigri du bar.

Deep Kick - "Human Buzz"

Ne manquez pas le vernissage de l’album qui aura lieu le même jour à la Case à Chocs de Neuchâtel. Vous pouvez d’ores et déjà acheter un billet ici. Ils vont poutrer ! Ils vont taper fort !

Prenez rendez-vous, nous suivront David, Fantin et Filo toute la semaine avant leur concert. De quoi connaître de plus près qui ils sont vraiment.

Un melting pot qui fait du bien

Plongeons-nous immédiatement dans l’album. Préparez-vous à entendre de l’énergie.

Au programme de ce premier long-format, quatorze titres pour quasiment une heure de musique. Une durée plutôt rare à notre époque. La matière est là et chaque titre a sa place, créant au fur et à mesure qu’ils se relient, un ensemble cohérent et homogène.

Musiciens de haut-vol, ils font de « Human Buzz » le présentoir de leur talent. David tire le meilleur de sa basse, Fantin tambourine avec aisance et précision tout en s’occupant du chant et Filo place sa guitare de manière subtile mais essentielle au bon fonctionnement de la machine. Les soli pleuvent, le groove est omniprésent.

Ils osent même de petits court-circuits hors du rock classique. Comme nous le fait rapidement comprendre la rythmique presque reggae, qui surprend dans un premier temps, sur ‘Hangover’ avant de revenir par je-ne-sais-quel-artifice-de-batterie vers un solo de guitare qui dépote.

Nous avons à faire à un melting pot musical où le fantôme du folkeux Nick Drake plane, notamment sur ‘Rain in My Eyes’ où la guitare sature comme une sensibilité lâchée au milieu de la dépense d’énergie. Nous y entendons mieux la voix, accompagnée d’une batterie nerveuse; isolés comme dans une bulle, les bidouillages électroniques renforcent encore cette impression et l’effet de surprise est total.

 

Le Deep Kick nouveau est arrivé

Après avoir été un quatuor, puis avoir explosé des pastèques à coups de basse (« First Shot« ), s’être foutu sur la poire dans le ring (« Second Round« ) et, enfin, s’être fait mettre en taule (« Busted« ), les trois gaillards nous reviennent avec, en plus de nouveaux costumes bien pimpants, un son légèrement différent qu’auparavant.

En effet, s’ils naviguent toujours en père peinard sur la grand marre du funk-rock à la Red Hot et Primus, les copains semblent dorénavant s’écarter de ce chemin doré pour emprunter le leur. En résulte des compositions plus pop, moins énervées que par le passé – l’album possède quelques ballades, bien placées pour reprendre notre souffle – mais plus séduisantes et réellement abouties.

C’est léché, réfléchi, parfaitement exécuté et surtout, franchement dansant. Une évolution intéressante qui peut leur ouvrir plus facilement les portes des radios tout en gardant ce côté très funky qui est leur signature.

De la fraîcheur

Vous aurez compris qu’ils ne se limitent pas qu’au funk. Ils jouent également des riffs plus cosmiques comme sur l’excellent ‘Blood Is Blue’ où l’éternelle influence Red Hot Chili Peppers réapparait dans la mélodie tubesque de ce morceau très frais.

Deep Kick possède une guitare électrique à vous soulever les cheveux, une batterie qui explose vos dernières réticences et une basse qui groove à vous surprendre dans une danse incontrôlée au milieu de la foule. Ce mélange, ils l’amplifient encore lors de leurs prestations en live.

Le trio vous remet toujours d’aplomb peu importe l’heure. Vérifiez seulement avec ‘The Way She Moves’ ci-dessous.

Du son brut, de l’énergie, de l’efficacité. Trois mots qui résume parfaitement ce très sympathique premier album des Neuchâtelois.

httpv://youtu.be/HUOQjahvch0

Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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