David Bowie

JorrisPar Jorris  •  11 Jan 2016 à 14:10  •  Hommage  •   7 views

David Robert Jones, David Bowie, n’est pas mort aujourd’hui. Non. Les dieux ne meurent pas, ils s’en vont un moment et puis ils reviennent sous autre une forme. Bowie, l’homme aux mille visages reviendra, encore. Toujours.

Il était cette icône d’un temps difficile à décrire, de plusieurs époques, de toujours en fait. David Bowie, c’était l’incarnation de l’art, de la mode, de la pop, du rock, de l’androgyne. C’était ce mime qui a su nous parler, nous chanter les plus belles chansons, les plus tristes, les plus extraordinaires. Il était un caméléon, il était un peu chacun de nous à un moment de nos vies.

Difficile que d’écrire à chaud sur cet homme et sur sa musique. David Bowie, c’est cet artiste que je n’enlève pas de mon iPod. Je l’écoute dans le train, en marchant, en dormant, en courant et jamais je ne me lasse de sa voix, de ces sons parfois torturés, parfois mélodieux, qui coulent dans mes oreilles pour mieux me faire avancer. David Bowie, c’est cet artiste que j’écoute pour danser, pleurer, vivre et mourir un peu chaque jour. Il était ce créateur, peut-être le plus grand de la musique, tant son influence peine encore à être percée à jour. Créateur de genres, de courants musicaux, de sons, de personnages, il a performé dans tous les domaines.

« Blackstar« , un cadeau d’adieu

J’aurais dû vous faire une belle chronique sur son album paru vendredi dernier, jour de son 69ème anniversaire. Vous dire combien « Blackstar » est une perle rare, indémodable, hors du temps. Vous dire qu’entendre encore une fois cette voix m’a fait des frissons, qu’il faut pleurer en l’écoutant. Cet album, ce dernier cadeau pour nous, mêle un jazz progressiste au rock’n’roll de Bowie. Sombre, parfois difficile d’accès, « Blackstar » clôt une carrière de la plus belle des manières. On y sent toute la noirceur d’une mort pressentie, d’une volonté de chanter encore une dernière fois une douleur naissante. L’étrange écoute de cet album après l’annonce de sa mort me paraît surréaliste. On y entend sa respiration profonde. David Bowie est là, dans mes oreilles, encore et encore. Accompagné d’un saxophone qui semble chanter par moment sa mort, David Bowie vit ses derniers moments en tant que chanteur dans cet album. L’un de ses meilleurs depuis longtemps mais aussi l’un des meilleurs albums de ces derniers années.

Son dernier clip, ‘Lazarus’, avait annoncé une sorte de destin funèbre. Spatial, vide, profond, ce titre paralyse les sens. On ne fait plus rien, on entend Bowie chanter une dernière fois. Prophétique, ‘Lazarus’ envoie David Bowie loin, là où on ne peut le suivre, pas encore du moins. Adieu l’artiste. Adieu.

Look up here, I’m in heaven. I’ve got scars that can’t be seen. I’ve got drama, can’t be stolen. Everybody knows me now.

David Bowie
 
Auteur:
Jorris

Personne ne sait véritablement ce que je fais dans cette rédaction à part râler sur Yannick. Sinon, j’attends le comeback d’Elvis Presley.

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