D’Angelo and The Vanguard – « Black Messiah »

AlexPar Alex  •  14 Jan 2015 à 07:00  •  Albums  •   2 views

Oh que c’est bon ! Quand le corps groove sans résistance. Quand la tête balance sans maîtrise. Quand les oreilles redécouvrent un musicien trop longtemps absent. Que c’est bon de tomber dans l’univers musical de D’Angelo.

Il revient après quatorze ans d’absence. Ce retour musical a probablement été facilité par Questlove, le batteur des Roots, ou encore Q-Tip, ex-A Tribe Called Quest. Tous les deux participent à plusieurs titres de « Black Messiah » et ils ont régulièrement offert la possibilité à D’Angelo de jouer dans plusieurs collaborations.

Ce dernier a anticipé la sortie de l’album notamment en lien des événements de Ferguson. Ce qu’il précise dans un mot de la jaquette. Il y explique également le sens de son titre apparemment présomptueux. Or, il précise que ce messie noir, bien plus qu’une considération personnelle, est plutôt un sentiment collectif pour dire que nous sommes tous nos propres leaders.

D’abord mouais… et puis hell yeah !

Tout commence pourtant mal. ‘Ain’t That Easy’, ‘1000 Deaths’ et ‘The Charade’ sont beaucoup trop saturés à mon goût. Certes, les petites pointes funky existent mais l’ensemble forment une cohue plutôt étrange à l’oreille.

Mais ‘Sugah Daddy’ remet le funk au centre du son et révèle tout le talent des musiciens de « Black Messiah ». Le bassiste Pino Palladino participe au morceau. Il a notamment joué avec Erykah Badu ou encore The Who et surtout à l’album « Voodoo » de D’Angelo. On retrouve alors l’univers saccadé de la musique hors norme du soulmen américain. Et probablement celui que j’attendais.

Puis vient le génial ‘Really Love’. L’introduction révèle la présence d’instruments à cordes et d’une guitare aux tonalités hispaniques tout comme d’une trompette discrète juste là où il faut comme il faut. On notera aussi les sifflements de ‘The Door’. ‘Back To The Future (Part 1)’ ose même les discussions en fond sonore comme sur l’album « What’s Going On » de Marvin Gaye. 

Le reste ? Il ne faut pas le raconter trop longtemps mais seulement l’écouter. On retrouve la voix et le groove des compositions de D’Angelo. C’est bon !

RCA Records – 2014
Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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