The Dandelion, hommage présent au passé

OlivierPar Olivier  •  3 Nov 2015 à 18:32  •  Découvertes  •   1 view

Le rock est un domaine où fleurissent les histoires improbables et les légendes. La trouvaille d’aujourd’hui fait un peu partie des deux et saura séduire les amoureux de patchouli, puisque nous allons parler de The Dandelion.

Alors, qu’est-ce que ce projet australien a de si spécial ? Eh bien, disons qu’il est l’oeuvre d’un acharné du rock psychédélique et garage nommé Daniel Poulter. Il l’a lancé en 2013 après plusieurs pérégrinations électriques qui l’ont vu évoluer au sein de The Dolly Rocker Movement à la fin de la décennie dernière pour trois albums séduisants au possible, puis en 2011 dans un registre plus énervé avec Kill City Creeps. Ces groupes ne vous disent rien ? Dommage et tant mieux à la fois, ça vous fera deux découvertes en plus.

Si ces expériences musicales n’ont jamais connu le grand succès et sont toujours restées plutôt anecdotiques par chez nous, Poulter est néanmoins un vrai putain de rockeur. Du genre qui peut parfois être en manque de fric, mais certainement jamais en manque d’idée.

C’est ainsi qu’il lance The Dandelion il y a deux ans. Il démarre en publiant un premier album, « Strange Case of the Dandelion », enregistré intégralement en solo. On y découvre des compositions psychédéliques bien ficelées, offrant des mélodies épurées tout en n’hésitant pas à se montrer hargneuses quand il le faut. Un disque qui s’écoute avec une facilité déconcertante et un plaisir évident.

Quand le leader devient leadeuse

Retour à aujourd’hui, dernier trimestre de l’an 2015. The Dandelion est de retour, mais quelque chose a changé. Son leader Daniel Poulter ne s’appelle plus ainsi, on le la nomme dorénavant… Danatalia de Silver! Un changement de sexe effectué au moment de l’enregistrement du second opus, « Seeds Flowers and Magical Powers of The Dandelion », nous laissant ainsi découvrir selon les morceaux la voix masculine de Daniel ou la féminine de Danatalia. Plutôt inhabituel, vous en conviendrez.

Difficile en revanche d’assurer que le côté moins rock’n’roll de ce nouvel album est dû à ce changement. L’ambiance y est en effet davantage à l’Eté de l’Amour, aux parties de guitare endiablées, à l’orgue habité et à une créativité exacerbée. On navigue dans une bande-son 60’s colorée, empruntant au passé tout en y incorporant du présent.

Si vous n’étiez pas encore convaincu de jeter une oreille à The Dandelion par son histoire, ‘Solar Sister Moon‘ (ci-dessous) ou ‘In the Shadow of Light‘ devraient vous y décider par leurs qualités sonores.

 
Auteur:
Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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