Cully Jazz 2016: La légende Chucho Valdés

MalvinPar Malvin  •  10 Avr 2016 à 12:14  •  Live  •   0 views

Hier soir, que d’émotions que de se retrouver face à une légende ayant façonné le paysage de la musique cubaine. Fils de l’illustre Bebo Valdés, Chucho revient en force et nous berce de sa Havane. Les sourires se figent à Cully.

Deuxième soir à guichet fermé pour le Cully Jazz. Malgré un vendredi sous la bise noire, les cœurs et manteaux se délient en ce samedi soir. Une file monstrueuse à l’entrée du Next Step pour le talentueux Bernhoft, d’autres qui scandent leur impatience de voir Grand Pianoramax. En ce qui me concerne, je me tourne ce soir vers le Chapiteau, où le jazz reprend ses couleurs et entame avec puissance la 34ème édition du Cully Jazz Festival.

Première partie, Laurent Coulondre et son trio de jazz peu hermétique. L’anecdote ne manque pas de ressortir : Deux ans auparavant, dans d’autres contrées festivalières aux accents jazz, une grêle intarissable s’abattait sur le public, forçant Laurent et ses deux acolytes à devoir annuler leur première partie de Chucho Valdés. Ce soir les revoici, à rattraper le temps perdu au son de batterie, de piano ou d’orgue, de contrebasse ou de basse à six cordes. Une formation épurée, malléable et rythmée, offrant au public de Cully une véritable définition du concept du jazz. On en raffole.

Et enfin, le voici. Quarante ans plus tard, le projet Irakere revoit le jour au milieu d’une forêt dense d’acclamations. Chucho Valdés, le grand réformateur de la musique cubaine.

Son jazz percute, ses doigts filent sur le piano comme une vieille rengaine dont on ne se lasse pas. Là, cela devient de la musique classique à vous donner la chaire de poule, là, ça saute de la salsa au tango, toujours en gardant le juste rythme. Le rythme de Cuba. Les musiciens se dénotent l’un après l’autre, un cuivre, une corde de contrebasse, des percussions à n’en plus finir. Chucho et sa formation auront au final rempli et réchauffé avec brio le cœur des festivaliers, en quête de chaleur. En quête de sens.

Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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