Hateful Monday – « Unfrightened »

PatrickPar Patrick  •  1 Nov 2017 à 09:33  •  Albums  •   43 views

C’est l’histoire d’un gars d’une trentaine d’années – moi pour ne pas le citer – qui a vécu ses meilleures années dans les salles de concert, squats et autres festivals. Il y a seize ans, donc, je découvrais Hateful Monday lors d’une de mes premières soirées punk-rock. Cette chronique va sentir bon la naphtaline et l’autobiographie, vous voilà prévenus.

Les keupons genevois ont donc sorti leur cinquième album «Unfrightened» en septembre dernier. Dès la première écoute, je me suis retrouvé seize ans plus tôt lors de la sortie de leur deuxième EP «Don’t Ask Questions». J’ai retrouvé cette hargne et un soupçon d’innocence absents des derniers albums. Un côté Do It Yourself qui a rappelé ces soirées à l’Usine, au Piment Rouge ou dans le local de répétition de Tivoli qu’occupait la bande de joyeux lurons. Nous étions jeunes et pour notre bande de copains, le Révérend Seb, Igor Gonzola et Greg Laraigne (alors guitariste) étaient des stars. Ils nous accueillaient cependant en toute simplicité et restaient volontiers discuter après les concerts.

Cette époque révolue, nos chemins se sont séparés. Je prends néanmoins toujours autant de plaisir à aller les voir en concert et, évidemment, à écouter leurs albums fréquemment. Nos dernières retrouvailles, c’était au début octobre, dans la nuit bulloise. Comme un gamin de quinze ans, les pogos en moins, j’ai fredonné toutes les chansons, le sourire au visage. Les émotions n’ont pas changé. Que ce soit sur l’ancestral ‘Run Me Down‘ ou le tout nouveau ‘As far as I Can Remember‘, les poils se dressent sur les avant-bras, rien n’a changé. Même le public est toujours le même, sauf qu’il a un peu vieilli. Mais pas trop, le punk ça préserve.

La première fois que j’avais vu Hateful Monday, c’était donc en 2001. Une époque dorée pour le punk-rock. Les Genevois avaient d’ailleurs rempli l’Usine pour la sortie de leur deuxième album «The Last March of the Ignorants». Cette fois, à Ebullition, nous étions une bonne trentaine. Mais à que cela ne tienne, Hateful Monday a réussi son retour avec «Unfrightened». Rien n’est à jeter, les influences de Bad Religion et des Descendants sont toujours aussi délicates et emplissent les oreilles de souvenirs. Comme cette fois où nous étions allés jusque dans la banlieue zurichoise pour voir jouer ceux que nous avions admirés la veille en terres genevoises. De ‘9pm‘ à ‘Life Events‘ en passant par ‘Dorian Gray Syndrom‘ et ‘Stateless Society‘, le plaisir persiste et ce, même quinze après.

Le Punk est mort, vive le punk!

 

« Unfrightened »

Hateful Monday

2017
 
Auteur:
Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

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