Chris Stapleton sort (enfin) de l’ombre

YannickPar Yannick  •  17 Juil 2015 à 18:20  •  Live  •   23 views

Une fois n’est pas coutume, je me permets de vous présenter un artiste venu de la scène country. Pas franchement hype par chez nous, le style musical séduit toujours autant chez tonton Sam. Présentation en quelques paragraphes du dernier phénomène du genre ; Chris Stapleton.

Le chanteur de Nashville a sorti son premier album au printemps dernier, baptisé « Traveller ». Une galette accueillie les bras ouverts tant par la critique que par le public. Le disque est monté au deuxième rang des charts country US, mais également au 14e rang du Billboard Hot 100. Un petit exploit pour un premier essai. Néanmoins, ce succès n’a pas étonné grand monde outre-atlantique. Chris Stapleton n’a, en effet, rien d’un petit nouveau dans le monde de la musique. Sa longue barbe parle pour lui.

 Écrire pour les autres

L’Américain travaille dans l’ombre d’autres artistes depuis une petite dizaine d’année maintenant. Sa réputation de songwriter n’est plus à faire. Ses compositions, plus encore que sa barbe, parlent pour lui. Stapleton se cache derrière de nombreux succès country de la dernière décennie. A titre d’exemples, citons ‘Never Wanted Nothing More’ enregistré par Kenny Chesney (2007), ‘Love Gonna Make It Alright’ de George Strait (2011) ou encore ‘Come Back Song’ enregistré par Darius Rucker (2010). Que des n°1. Brad Paisley, Dierks Bentley, Adele ou Sheryl Crow ont également profité de la plume du brillant compositeur.

Mais écrire pour les autres n’a jamais semblé combler pleinement l’artiste. Du coup Stapleton rejoint en 2008 la formation de bluegrass The SteelDrivers avec qui il enregistre deux albums. Il lâche la formation deux ans plus tard, non sans avoir obtenu trois nominations aux Grammys. Il fonde dans la foulé le groupe de rock The Jompson Brothers qui sort, la même année, un album éponyme. Du heay southern rock comme ils disent aux États.

Voyageur

C’est donc fort d’un sacré bagage artistique et d’une solide réputation dans les valises que Chris Stapleton prend la route solitaire du voyageur. Avec « Traveller », l’Américain signe une merveille d’album. Une country simple, authentique, bien loin de la soupe pop servie ces dernières années par les modèles du genre. Les textes sont certes sombres, durs, mais les mélodies, elles, sont douces. Un peu comme une lampée de Tennessee whiskey, si souvent mentionné dans cet album; ça brûle un peu la gorge, mais une fois avalé, le liquide a une certaine tendance à adoucir les maux de la vie. Contrairement à la boisson, l’album est, lui, à consommer sans modération…

Yannick

Une semaine est composée de sept jours, une guitare possède six cordes et la main humaine compte cinq doigts. Bizarre, non ?

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