The Chikitas: « Un duo c’est plus de liberté »

PatrickPar Patrick  •  14 Juin 2015 à 15:31  •  Live  •   10 views

Toujours sur la route, les Chikitas ont mis le feu à la Lacustre avant d’enchaîner quelques interviews, manger un morceau et reprendre la voiture direction Genève pour un autre concert.

Du punk teinté de grunge et de garage sur la seconde scène de Festi’Neuch ce n’est pas fréquent. Un duo guitare et batterie qui met le public autant en transe non plus. Rencontre avec Lynn et Saskia, les deux artisanes de ce bon moment.

Alors cette première à Festi’Neuch, comment ?

The Chikitas : Très bien, on a eu une bonne réponse du public on est contentes. Hyper heureuses de revenir à Neuchâtel, ça faisait un moment qu’on était plus revenues. Voir qu’on peut toucher un public de tous les âges c’est extrêmement plaisant.

C’était une première dans un grand festival ?

En dehors d’un contest c’est notre première grande scène dans un festival. En 2012 on avait fait Rock Oz’arènes, mais c’était un concours. On a participé à des festivals, mais plus petits, genre l’Octopode l’année passée, ensuite c’est trop loin dans notre mémoire (rires).

Pour ceux qui vous ont raté ce soir, les Chikitas c’est quoi ?

On se définit surtout par notre musique: du rock énergique influencé par tout ce qui a pu passer dans nos oreilles. Bien sûr il y a surtout le grunge, le rock, le metal, le punk, mais on écoute pas mal de pop et d’electro aussi. En fait, on et un peu des éponges, on aime la bonne musique et on essaye d’en faire aussi. Au final, l’important c’est de se marrer et on y arrive assez bien.

Comment est-ce qu’on gère un groupe avec simplement une guitare et une batterie ?

Le concept n’était pas étudié à l’avance. Si on avait rencontré un ou une bassiste au moment où on s’est formées, les Chikitas seraient peut-être trois. Le truc, c’est qu’on aimait faire de la musique ensemble. Pour la gestion sur scène, on est obligées de faire plusieurs choses en même temps, Lynn a un ampli basse, on fait le maximum pour qu’il n’y ait pas une sorte de manque. De notre côté, on ne le ressent pas ce manque. Ce qui est bien aussi dans un duo c’est qu’on a la place de s’exprimer. On s’embête pas avec les constructions à plusieurs instruments, c’est une sacrée liberté pour jouer.

Sur une grande scène comme ça, comment on remplit l’espace ?

Lynn court partout (rires) !

Je vous avais vu en février 2014 à Meyrin, qu’est-ce qui s’est passé pour vous depuis ?

Un album « Distoris Clitortion » en avril 2014. Entre temps on est aussi parties aux Etats-Unis enregistrer un nouvel album, donc beaucoup de choses, beaucoup de concerts, beaucoup de rencontres et énormément de fun. Il y a aussi eu pas mal de prises de tête et de fatigue, mais on va garder que le fun et les cuites (rires). Il ne faut pas oublier non plus tous les gens qui nous entourent et qui nous aident à construire notre petit chemin.

La scène genevoise est quand même très étriquée, comment vous avez fait pour faire votre place ?

Comme tous les groupes, on a envoyé nos sons à gauche à droite et au final c’est pas mal de chance. Entre Couleur 3 qui a diffusé notre titre, des propositions de booking, je crois simplement qu’on a eu énormément de chance. Depuis la fin de l’année passée on a un manager, c’est lui qui nous a trouvé le plan pour les Etats-Unis, c’est vraiment une succession de belles rencontres. Mais la scène genevoise n’est plus si étriquée que ça, il y a plein de nouveaux groupes qui sortent et qui sont prometteurs.

Même avec la fermeture des squats et des salles, il y a quand même la place pour jouer à Genève ?

J’espère bien, même dans un champ, qu’on ne nous emmerde pas (rires) ! Mais oui, ça va de mieux en mieux. Si, en plus, on arrive, avec les Chikitas, à faire un peu de bruit et tirer la scène avec nous ça serait vraiment cool.

Saskia, une question pour toi, comment tu gères d’être à la fois rockstar et avocate ?

Tu peux retirer le rockstar déjà. En plus, comme je ne suis pas encore avocate, tu peux l’enlever aussi (rires). Tu vois, c’est facile à gérer. Comme Lynn, on a notre boulot à côté. Au début j’ai voulu séparer le droit et la musique et en fait j’ai été engagée dans l’étude pour mon stage parce que je faisais partie d’un groupe de rock. La scission n’a pas duré très longtemps. Ça s’est toujours bien passé.

Pendant ce temps, Lynn part chercher des photos de David Hasselhoff dans leur loge et les affiche sur le mur derrière.

Vous êtes fans de David ?

Non, pas plus que ça, on ne l’aime pas trop. En fait, on demande des trucs de David Hasselhoff sur notre rider, pas parce qu’on l’aime bien mais juste parce que ça nous fait marrer. On se retrouve avec des trucs comme ça en loge après.

Festi’Neuch, vous étiez déjà venues ?

Non, jamais, mais superbe découverte.

Et entre le lac de Neuchâtel et le lac de Genève, lequel l’emporte ?

Neuchâtel ! Désolé pour les blagues sur les Neuchâtelois pendant le concert, c’est juste qu’on est jalouses de votre lac.

Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

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