The Hickey Underworld

YannickPar Yannick  •  16 Mai 2013 à 11:54  •  Belgique, Tour du Monde  •   61 views

Ah ! Anvers… Le diamant des Flandres. Si Jacques Brel voulait s’y rendre, c’est qu’il était un fin connaisseur de la musique de son pays. En effet, Anvers possède l’une des scènes musicales les plus dynamiques du Plat-Pays. D’ailleurs, si la Belgique est devenu, depuis l’aube des années nonante, l’une des références en Europe en terme de rock alternatif, elle le doit principalement à la capitale flamande.

Cité de culture depuis de nombreux siècle, Anvers a vue naitre plusieurs grands noms de la musique belge. Citons pêle-mêle Triggerfinger, Zita Swoon, K’s Choice ou encore les incontournables dEUS. Et si je vous raconte tout cela, c’est simplement que le groupe dont je vais vous parler aujourd’hui est également issu de la scène anversoise.

Des débuts prometteurs

The Hickey Underworld, parfois simplement THU, se fait remarquer pour la première fois en 2006, alors que le groupe remporte le prestigieux Humo’s Rock Rallye, concours ouvert à tous les jeunes musiciens n’ayant encore jamais enregistré d’album. Un concours au palmarès duquel figurent notamment  The Black Box Revelation, Milow ou encore School Is Cool. Du beau monde. Cette récompense leur apporte une certaine notoriété au pays qui leur permet de partir sur les routes, accompagnant des groupes tel The Bronx, Dinausor Jr. ou MC5. Le kiff quoi !

Ce n’est donc pas vraiment une surprise si le premier album du groupe, éponymement nommé The Hickey Underworld ne sort qu’en 2009. Longue de dix morceaux, la galette recèle un rock puissant et énervé. Un son abrasif, oscillant entre punk-rock et grunge. Des riffs inspirés, des guitares saturées à souhait et des arrangements quelques peu bordéliques quoique restant mélodieux. Le tout sublimé par la voix éraillée de Younes Faltakh. Le chanteur-guitariste du groupe a une manière de chanter qui, par son intensité notamment, n’est pas sans rappeler celle d’un Matthew Bellamy (Muse) ou d’un Kurt Cobain (Nirvana). Jouissif.

httpv://www.youtube.com/watch?v=RkB56z_8nck

 

Un peu barges, les types…

«I’m Under The House, I’m Dying«, le second opus de la formation d’Anvers, sort en 2012. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les quatre belges ne se sont pas assagis. Oh non ! Les quatre premiers titres de l’album, Untitled , Whistling , Year Of The Rat  et Thierry sonnent comme autant d’uppercuts au visage. Quatre morceaux puissants et agressifs, taillés dans la plus pure veine post-hardcore. La suite de l’album est plus calme, mais pas moins intéressante. Les titres ‘The Frog’ (ci-dessous) et ‘The Martian Cave‘  présentent un petit côté dérangeant, légèrement barge. Un je-ne-sais-quoi qui laisse une drôle de sensation de mal-être. Comme un lendemain de noce où l’on aurait abusé de Délirium.

httpv://www.youtube.com/watch?v=sC2rfVXZghk

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