Un astre du nom de Nox Orae

MalvinPar Malvin  •  22 Août 2017 à 13:52  •  Live  •   4 views

Des nuances de camaïeux bleutées, un nom latin qu’on ne saurait prononcer et un animal sylvestre, parfois un renard, parfois un blaireau, levant la truffe vers le globe lunaire des tendances musicales. Cette année, leurs affiches sont partout, et comme le veut l’habitude, la programmation est à la hauteur des astres filants, inondant deux jours durant le bord lacustre de la Tour-de-Peilz.

Une huitième édition, ça se fête. Tout comme la septième, tout comme la neuvième. Tout comme à chaque occasion qu’un festival à taille humaine peut nous offrir, ne dépassant guère la frondaison du point névralgique du parc. Chaque année, c’est aussi le camping de la Pichette qui nous attend, et comme chaque année cela revient, voilà, tel un rendez-vous devenu incontournable, marquant d’un socle de qualité ce dernier week-end d’août, comme annonçant déjà les vagues nostalgiques d’un été brassé par des notes de musique et de vapeurs houblonnées.

Tour d’horizon. Un premier groupe prénommé Service Fun nous rendra service en nous larguant du fun. C’est suisse, c’est afro, le groove rencontre quelques touches disto, il fera encore jour, et c’est ainsi que le festival débutera. Soleil. Foxygen rayonnera également, ce duo californien à la légèreté foutrement bien ficelée et à l’euphorie grandement bien menée. Dans la même veine d’une douceur MacDeMarquienne, les Genevois de The Cats Never Sleep vibre eux de cette fraîcheur du moment, à la touche onctueuse d’une voix et à la guitare subtil, moelleuse.

Et boum, ça descend.

Un prompt festival se doit de nous mener en montagne russe, nous lâchant des émotions de qualité à hautes et basses fréquences. C’est ainsi que les légendaires Slowdive reviennent en force vingt ans plus tard, armés d’un nouvel album et de leur meilleur Shoegaze dream-popien. Des années 90’s on recule encore de quelque pas, pour redécouvrir The Jesus And Mary Chain, où leur disto noise s’enroule autour de mélodies mélancoliques et de larsens vocalistiques. De quoi nous mettre une belle droite temporelle, de cheveux longs et de ritournelles.

Les voilà qui arrivent, les porte-flambeaux du psychédélisme cette année. Moon Duo, projet satellite porté par le chanteur et guitariste de Wooden Shjips, renoue ces liens de transe avec un krautrock minimaliste, où ça grésille et le rythme bat d’une cadence simple, envoûtante. On ne le présente plus, hyperactif dans son milieu, créant et disloquant groupes et tendances d’une année à l’autre, Ty Segall est une vraie machine au carburant inextinguible, crachant de la matière pure, des créations d’un rock propre sur soi, où qualité et quantité s’envolent côte à côte. Le festival se termine sous la folie d’une électronique française de Faire, pulsant rythme et chanterelles, dégoulinant, tapant du pied, décadent.

Pas besoin d’en dire plus, on sait où se retrouver en fin de semaine. Nous serons dans tous les cas dans les parages, suivant les expériences et narrant les faits de cette édition 2017. Qui pour une bière?

Pour plus d’info, n’hésitez pas à faire un tour sur leur joli site internet aux animations poétiques.

 
Auteur:
Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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