Anouar Brahem – « Blue Maqams »

KarimPar Karim  •  26 Jan 2018 à 07:00  •  Albums  •   65 views

Anouar Brahem, le joueur de oud et compositeur tunisien, a sorti l’automne dernier un album tout en douceur et rondeurs, « Blue Maqams ». Il sera le 11 et le 12 avril en Suisse, respectivement à Zurich (Tonhalle) puis à Bâle (Musical Theater). Envoûtement garanti.

L’album était dans les bacs pour fêter ses soixante ans, à une semaine près. Un vendredi 13 (octobre), afin d’insuffler un peu plus de magie et de mystère. On se demandait comment il allait nous revenir, après le fabuleux double album « Souvenances », paru en 2014. Il avait mis du temps à le composer, tant étaient nombreux les éléments se bousculant dans sa tête et sa poitrine, après la révolution en Tunisie; il lui en aura fallu autant pour ce nouvel opus.

Il a décidé de continuer d’accorder autant d’importance au piano, mais de changer de musicien (cela faisait des années que François Couturier tissait des merveilles à ses côtés, « Le pas du chat noir » étant peut-être, à ce niveau-ci, le plus emblématique.). Il a eu de la peine à trouver, jusqu’à ce que Manfred Eicher, son producteur, lui parle de Django Bates.

C’était exactement ce doigté et cette subtilité qu’il fallait pour envelopper le oud du maître de cérémonie.
Et puis, après vingt ans sans contrebasse, Anouar Brahem avait envie de retrouver Dave Holland, avec qui il avait beaucoup aimé travailler sur Thimar.

Le premier morceau, ‘Opening day’, se déplie avec un esprit d’invitation, on y entend d’abord les cordes du oud, puis celles de Dave Holland ; ensuite très discrètement les percussions de Jack DeJohnette, avant que le clavier de Django Bates s’invite dans cette séquence de velours.

De son propre aveu, la batterie peut surprendre, dans cette musique s’apparentant par bien des aspects à de la musique de chambre, mais il avait envie de relever le défi, et il savait que la finesse des musiciens résoudrait cette gageure.

En effet, au fil de neuf compositions inspirées et inspirantes, le quatuor nous caresse dans le sens des voiles, peut-être celles de l’arche de Noé que l’on va bientôt devoir s’inventer, avec cette pluie qui n’en finit pas de nous assommer.

 

« Blue Maqams »

Anouar Brahem

13 octobre 2017
 
Auteur:
Karim

Du p’tit pont au sombrero quand un ballon n’est pas loin, en passant par quelques pages humées au café du coin, ou encore un bout de « frome-gomme » avec du pain, tout ça ne vaut la peine que quand y a de la musique, ou bien?!?

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